Isère : Bonitasoft est dopée par l'international
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Isère : Bonitasoft est dopée par l'international

INFORMATIQUE. L'éditeur de logiciels en gestion des processus métiers (BPM), BonitaSoft, surfe sur une croissance soutenue depuis sa création en 2009. Après avoir enregistré un bond de 130 % de son CA en 2012 puis 119 % en 2013, la société attend de nouveau une croissance à trois chiffres en 2014.

Le capital humain comme levier de croissance. Après avoir quasiment doublé ses effectifs chaque année, l'éditeur de logiciels en gestion des processus métiers a enregistré une croissance de 119 % en 2013, passant de 70 à 140 salariés. « Cela nous a obligés à travailler notre processus de recrutement et de communication pour attirer de nouveaux talents, que ce soit sur des profils techniques ou liés aux ventes », explique Rodrigue Le Gall, co-fondateur et directeur des services de BonitaSoft. Fondée en 2009 par trois associés (Miguel Valdés Faura, Rodrigue Le Gall et Charles Souillard), la société implantée à Grenoble, Paris, et San Francisco a désormais les yeux tournés vers l'international. « Comme notre ambition est de nous attaquer à tous les pays du monde, nous recherchons des profils très spécialisés, parlant 3 à 4 langues, que nous allons souvent chercher à l'étranger. Sur notre plateau de Grenoble, nous recensons près de 20 nationalités différentes pour 81 salariés », souligne Rodrigue Le Gall.

Une ambition mondiale
Avec, comme principaux marchés, l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'éditeur de logiciels se développe aussi par opportunités en Asie, et dans les pays du Commonwealth (Australie). Ses revenus ont augmenté de 110 % en Amérique Latine et de 155 % en Amérique du Nord durant le premier semestre 2014, par rapport à la même période en 2013. Pour desservir le marché américain, la société a ouvert cet été un bureau à New York, qui devrait héberger six à sept personnes l'an prochain. Sa cible ? Les PME mais aussi les grands groupes et les services gouvernementaux, « ayant suffisamment de complexité en interne pour automatiser leurs processus et investir à long terme », précise M. Le Gall.

Un modèle à forte capitalisation
Avec un fichier de 1.000 clients (dont les groupe Crédit Agricole, BBVA, Areva, Orange ou encore le ministère de l'Agriculture), le modèle économique de BonitaSoft est partagé entre la vente d'abonnements annuels et la vente de services professionnels. Pour soutenir sa croissance, l'éditeur de logiciels a développé une stratégie basée sur des levées de fonds successives, qui lui ont permis de générer près de 22 millions d'euros en trois actes. « La première levée nous a permis de positionner le produit en moins d'un an sur marché, de recruter une équipe de R & D à Grenoble (qui atteint aujourd'hui 40 personnes ndlr) et de faire les premiers tests et validation de la démarche commerciale », explique Rodrigue Le Gall. Le groupe a ensuite voulu booster la commercialisation de son produit, en allant installer un bureau pilote de 20 personnes en Chine. Il a finalement dû rapatrier son équipe quelques mois plus tard, « car il aurait fallu des moyens beaucoup plus importants », et mise désormais sur l'instauration de partenariats locaux, au Japon ou à Singapour. La troisième et dernière levée de fonds menée en 2013, a permis de faire entrer au capital le fonds mis en place par le programme Investissements d'avenirs, FSN PME, en plus des trois investisseurs privés historiques (Ventech, Auriga partners et Serena capital), afin de soutenir le développement des activités commerciales en Europe, aux États-Unis et en Amérique Latine. Si une quatrième levée n'est pas encore à l'ordre du jour, Rodrigue Le Gall affirme que l'objectif est bien de continuer à « sécuriser le business model en trouvant des investisseurs ».

BonitaSoft
(Grenoble) Cofondateurs : Migu
el Valdés Faura, Rodrigue Le Gall et Charles Souillard 140 salariés CA : +119 % en 2013 (montant NC) http://www.bonitasoft.com

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