SA Environnement, entreprise spécialisée dans la récupération des eaux de pluie pour usage non-alimentaire, multiplie les chantiers. Elle va donc embaucher pour se positionner encore mieux sur un marché où presque tout reste à faire. Actuellement, ils ne sont que deux à travailler pour ISA Environnement, créée il y a cinq ans par le gérant Jean-François de Beaurepaire. À la fin de l'année, ils devraient être quatre voire cinq. Un effectif qui doit permettre de faire face à la croissance de l'activité de ce spécialiste de la récupération des eaux de pluie. En effet, sur ce marché, tout en France reste à faire, ou presque. «Contrairement à l'Allemagne ou aux pays scandinaves par exemple, rien n'est organisé ni réglementé chez nous», indique Jean-François de Beaurepaire. Pour cet ancien technico-commercial des BTP qui a monté son entreprise, il y a bel et bien un marché à prendre. «Mais il ne faut pas faire tout et n'importe quoi. Nous, nous sommes spécialisés sur les grosses installations, là où il y a de grosses économies d'eau à faire», précise le gérant.
Entre 3m³ et 200m³
En deux mots, ISA Environnement propose l'installation d'équipements complets pour récupérer l'eau de pluie (qui tombe sur les toitures et dans les gouttières) et l'utiliser à des fins non-alimentaires et non-corporelles. Elle vise ainsi les industries, collectivités et entreprises qui consomment de l'eau pour laver du linge, laver les sols et équipements ou encore alimenter les toilettes, etc. «Au lieu de guider l'eau qui tombe gratuitement du ciel, vers les caniveaux, nous la récupérons dans une citerne (de 3m³ à 200m³), nous la filtrons et la stockons à l'abri de la lumière et de la chaleur, explique Jean-François de Beaurepaire. Ensuite, elle est redistribuée dans un circuit parallèle à celui de l'eau potable». D'où l'utilité de définir dès la création d'un bâtiment cette notion de récupération d'eau de pluie. «Pour l'entreprise qui voudrait s'y mettre, cela coûte en effet moins cher de l'intégrer à son projet dès le départ. Nous travaillons ainsi beaucoup avec des bureaux d'étude».
Enfin une loi
Un arrêté d'août2008 a donné un coup de pouce à ce concept breveté (?TechniPluie?): «la France a enfin légiféré sur l'utilisation de l'eau de pluie, avec un cahier des charges très précis au niveau sanitaire», indique Jean-François de Beaurepaire. Résultat pour la petite entreprise, les chantiers se multiplient, sur tout le grand Ouest, de Dunkerque à Bordeaux. Elle a notamment installé une citerne à la SNCF à Rennes pour l'atelier de nettoyage, ainsi qu'au centre de secours de Beauregard, toujours à Rennes. Des entrepôts pour Pomona ou SuperU à Nantes ont aussi été équipés.
100 installations par an
Avec déjà 200 installations à son actif, ISA Environnement espère passer cette année la vitesse supérieure. «Nous visons l'installation de 100 équipements par an, pour atteindre un chiffre d'affaire de 500.000€ en 2010. Une progression qui devrait aussi encourager l'entreprise à déménager à la fin de l'année dans ses propres locaux avec un plus grand atelier. Le lieu n'est pas encore trouvé.
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