IRD : En vingt ans, 137millions injectés dans l'économie locale
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IRD : En vingt ans, 137millions injectés dans l'économie locale

L'Institut régional de développement (IRD) fête le 20eanniversaire de son pôle de capital investissement. Un acteur économique devenu incontournable en région.

Premier investisseur privé régional en nombre d'opérations, l'IRD a injecté 400M€ depuis 1990 pour accompagner 2.250entreprises régionales. Rien que son pôle de capital investissement en a dédié 137M€ à 750sociétés, des PME pour la plupart. Il y a 20ans, c'était quatre millions... de francs! Ses comités d'engagement fédèrent 120dirigeants.Thierry Dujardin, son directeur général, agit en associé conseil: «Avant d'analyser un business plan, nous regardons l'homme.»




Et maintenant? Sous sa nouvelle identité visuelle, l'IRD ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Deux nouveaux fonds d'envergure européenne viennent compléter son artillerie financière qui comprend notamment un fonds de déduction ISF. Objectif: maintenir le tissu économique en place en région et le développer, mais aussi éviter que les entrepreneurs n'aillent se financer du côté de Paris. L'été dernier, l'IRD s'est donc engagé dans le GEI pour Génération Entrepreneurs Investisseurs (ex-Grand Est Investissement) et VivesII - Louvain Technology Fund, le premier fonds transfrontalier dédié aux projets innovants avec l'université catholique de Louvain, en Belgique.

Deux nouveaux fonds de 40M€ chacun

Porté par des entrepreneurs nordistes et leurs homologues de l'est et quelques-uns de région parisienne, GEI est un FCPR à vocation multirégionale couvrant les sept régions du grand quart nord-est: Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Franche-Comté, Nord - Pas-de-Calais et Picardie. Ce fonds s'adresse à des PME régionales à fort potentiel de croissance, de tous secteurs, dont le chiffre d'affaires oscille entre 10 et 30M€, pour des opérations dites «à effet de levier». Le ticket varie de 2 à 7M€. Ce fonds dispose actuellement de 40M€ sous gestion, avec l'objectif de le doubler, voire d'atteindre les 100M€ début 2012. Le fonds Vives, lui, porte sur des financements d'entreprises technologiques en fonds propres supérieurs au million d'euros. VivesII est, pour l'instant, également doté de 40M€ minimum.
L'IRD, ce sont aussi les entrepreneurs qui en parlent le mieux. Pour Thierry Landron, dirigeant de Terre des Lys à Aire-sur-la-Lys: «Notre relation avec l'IRD est aisée. Ils laissent les talents s'exprimer. Leur accompagnement nous donne une crédibilité auprès des banques au début de notre activité puis ensuite c'est un boosteur d'activités.» Pour d'autres même quand l'investisseur sort du capital, des liens forts restent tissés comme l'explique Frédéric Chaix, dirigeant de DCP, l'agence business to business: «Je fais partie comme 120 entrepreneurs du comité d'agrément. J'apprécie de participer à des projets émergents et aussi à m'auto-former en côtoyant d'autres dirigeants.»

S.Mahias et G.Bertrande

IRD
0359302004 www.irdnpdc.fr

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