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International Paper réduit ses effectifs en Haute-Loire mais poursuit ses investissements
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International Paper réduit ses effectifs en Haute-Loire mais poursuit ses investissements

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Dans un contexte de ralentissement économique, Les Papeteries d’Espaly, détenues par le groupe américain International Paper, engagent une procédure de rupture conventionnelle collective. Un quart des effectifs pourrait quitter l’entreprise, spécialisée dans l’emballage carton. En parallèle, le groupe investit massivement dans de nouvelles machines pour répondre aux besoins de ses clients.

International Paper a investi 5 millions de dollars, l’an dernier sur son site d’Espaly, en Haute-Loire, et devrait de nouveau débourser 4 millions de dollars, pour la fin de l'année, pour moderniser une partie du parc de machines — Photo : International Paper

Le fabricant de cartons d’emballage Les Papeteries d’Espaly, implanté près du Puy-en-Velay en Haute-Loire, prévoit une importante réduction d’effectif. La société, qui appartient depuis plus de vingt ans au groupe américain International Paper, vient d’annoncer un projet de rupture conventionnelle collective. 34 postes pourraient être concernés au maximum sur les presque 150 que compte l’entreprise, soit presque un quart des effectifs. Les départs se feront sur la base du volontariat. Quant au calendrier, il n’est pas encore arrêté.

Un nécessaire redimensionnement

La direction des Papeteries d’Espaly dit faire face à une baisse significative de la demande client. Le site, créé en 1860, s’est spécialisé dans les cartons à destination de l’agroalimentaire, notamment pour les fruits et légumes avec la fabrication de plateaux pour les melons ou les pommes par exemple. Il fournit également les industriels de l’eau en bouteille.

"Nous travaillons peu avec les acteurs de l’e-commerce. Nos débouchés sont essentiellement de proximité, que ce soit dans le sud et le centre de la France. Nous sommes impactés par le ralentissement général de l’économie et nous devons redimensionner notre site de production", souligne Xavier Freyermuth, directeur des Papeteries d’Espaly (45 M€ de CA en moyenne par an). Seul moyen, selon le groupe, d’assurer la pérennité de l’usine et de retrouver de la compétitivité.

Concurrence espagnole et italienne

"Nous devons augmenter nos volumes sur les fruits et légumes et reprendre notre position d’acteur majeur face à la concurrence venue d’Espagne ou d’Italie. C’est un vrai challenge", poursuit le dirigeant.

Investissements importants dans le parc machines

Le groupe cherche donc à limiter les coûts fixes et notamment la masse salariale, pour assurer la rentabilité du site. L’entreprise ne communique pas ses derniers résultats financiers mais elle serait déficitaire, selon les représentants du personnel. La relance de l’usine passera aussi par une réorganisation interne qui dépendra du nombre et du profil des personnes volontaires au départ.

La baisse d’activité impactera le service de création graphique Creaprint, avec des possibilités de reclassement interne pour les salariés concernés. "Il faut être aligné sur les besoins des clients et se remettre dans les conditions de marché, que ce soit économiquement et techniquement ", indique Xavier Freyermuth, qui assure qu’International Paper croit dans les capacités et l’avenir du site.

Pour preuve, le groupe américain poursuit ses investissements en Haute-Loire. "Nous avons investi 5 millions de dollars, l’an dernier, dans une nouvelle machine pour améliorer la qualité d’impression des emballages. Une nouvelle enveloppe de 4 millions de dollars est prévue, pour la fin de l’année, afin de moderniser une partie du parc de machines", précise le directeur de l’usine.

Un risque de perte de savoir-faire

Du côté des salariés, ce plan de départ inquiète forcément. "La rupture conventionnelle collective étant plus intéressante pour les plus âgés, ce sont eux qui seront les plus tentés de partir. Avec pour conséquence de faire partir les compétences et le savoir-faire. Or pour apprendre notre métier, il n’y a pas d’école ou de formation. On se prive de cette transmission", se désole Bruno Debard, délégué CGT des Papeteries d’Espaly.

La direction du groupe précise que ces mesures sont mises en place uniquement le site d’Espaly et ne concernent pas les autres sites d’International Paper en France.

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