Intermarché Port-Louis : Marché hyper concurrentiel
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Intermarché Port-Louis : Marché hyper concurrentiel

Grande distribution Le repreneur de l'Intermarché de Port-Louis relève le gant d'un contexte hyper concurrentiel, avec Super U et Leclerc sur les dents.

Un contexte commercial ultra ?bataillé?. Trois projets d'hypers se disputent en effet le terrain dans le pays de Port-Louis. L'un, celui de Super U, a été autorisé en Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) puis répudié en Commission nationale (CNAC). L'autre, celui de Leclerc, a été refusé en CDAC puis accordé en CNAC. Mais la série de recours le concernant n'est peut-être pas épuisée. Sans parler des petites unités de proximité locales (Spar, Lidl, Utile). «Notre concurrent Leclerc terrasse actuellement un terrain, si le recours n'aboutit pas, un nouvel hypermarché ouvrira fin 2011», observe Christophe Bonnechère, tout nouveau dirigeant de l'Intermarché employant 45 salariés. «Lorsque j'ai analysé le marché, je suis parti du principe qu'il n'y en aurait jamais deux, je n'excluais en revanche pas l'arrivée d'un compétiteur. Je dispose de deux prévisionnels : l'un avec, l'autre sans concurrent.»




18% de taux d'emprise

Avec ses 2.572 m², dédiés à 90% à l'alimentaire, l'Intermarché de Port-Louis est en interaction avec une zone de chalandise de 28.000 habitants. «Mon taux d'emprise est de 18% sur la zone», signale Christophe Bonnechère qui a racheté 85% des actions de la SAS Port-Louis Distribution, avec une option pour la totalité au terme des huit ans d'emprunt*.




Emprunt obligataire

En réalisant un emprunt obligataire auprès du groupement, Christophe et Patricia Bonnechère ont pu augmenter leur apport et se positionner sur un magasin plus important. «C'est un défi formidable pour nous deux, qui étions tous les deux salariés: devenir chefs d'entreprise au sein d'un groupement puissant compatible avec nos valeurs», remarque Christophe Bonnechère. «Lorsque j'étais salarié au sein de la filière amont d'Intermarché, j'ai découvert un groupement où l'humain est très important.»




Améliorer la rentabilité

Christophe Bonnechère compte bien faire remonter son chiffre d'affaires, situé à «15,5millions d'euros sur le dernier exercice» selon l'entrepreneur. Ainsi que sa rentabilité. «Nous devons vendre prioritairement nos produits en marque et en filières propres puis les marques nationales référencées sans négliger les petits producteurs locaux. Si on applique ces règles, on est un bon mousquetaire. Cela n'a pas toujours été le cas. Le directeur salarié par le groupe, qui a succédé à Yves Thepaut, précédent adhérent, a commencé à le faire. Si nos prix sont correctement appliqués, nous prendrons des parts de marché aux Leclerc d'Hennebont et de Lanester.»


* Une seule action symbolique restera propriété d'ITM Entreprise, la maison mère des Mousquetaires.

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