Immobilier : Le marché nantais résiste à la crise selon le Cina
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Immobilier : Le marché nantais résiste à la crise selon le Cina

À en croire le Cina (Club Immobilier Nantes Atlantique), le marché de l'immobilier supporte plutôt bien la crise en Loire-Atlantique.

«D'une vingtaine de contacts clients par semaine pour des programmes neufs, nous étions quasiment tombés à zéro à la rentrée. Depuis début novembre, nous sommes remontés à une dizaine de contacts par semaine», indique Marie-Jo Bacques, représentante des promoteurs au Cina. Une vraie bouffée d'oxygène pour le monde de la promotion-construction selon le Cina. «Il y a eu un coup de frein brutal en septembre pour les promoteurs mais le marché se desserre. Certains programmes ont dû être décalés mais il n'y a pas de baisse des prix dans le neuf à Nantes, contrairement à Rennes ou à Angers. On assiste plutôt à un ajustement du marché nantais qui a vu arriver il y a quelques années des promoteurs nationaux qui ont fait grimper les prix du foncier. Cette surenchère entre promoteurs est terminée aujourd'hui», estime Philippe Josse, président du Cina. Pas de catastrophisme non plus pour le logement ancien. «On n'assiste pas à une dégringolade des prix. La baisse sur un an est de 5 à 6% mais il ne faut pas oublier que les prix ont augmenté de 140% en dix ans», indique Isabelle Lefeuvre, de l'agence éponyme. Dans ce contexte, c'est surtout le locatif qui tire son épingle du jeu. «Il n'y a quasiment plus rien à louer, en particulier pour les petites surfaces», assure même Isabelle Lefeuvre. Du côté de l'immobilier de bureau, la demande est à la hausse au troisième trimestre mais avec des délais de décision qui se sont ralentis et des offres parfois mal dimensionnées. «Certaines grosses opérations ne trouvent pas preneur. C'est le cas pour les 11.000m² de l'Armor Plaza à Saint-Herblain ou les 7.500m² du Parc des impressionnistes à la Chapelle-sur-Erdre», précise Philippe Josse..

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