Nantes
« Il y a des opportunités à saisir en Serbie, Bosnie-Herzégovine et Monténégro »
Interview Nantes # International

Sanja Ivanic Sanja Ivanic « Il y a des opportunités à saisir en Serbie, Bosnie-Herzégovine et Monténégro »

Elle est la directrice générale de la CCI France Serbie. Sanja Ivanic travaille aussi avec la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro. Elle vient pour la première fois à Nantes le 5 octobre à l’occasion de l’International Connecting Day. Son objectif : présenter ces trois pays dont le fort potentiel de développement est encore méconnu des entreprises du territoire. Interview.

Elle se déplace pour la première fois à Nantes le 5 octobre, à la CCI de Nantes Saint-Nazaire, dans le cadre de l’International Connecting Day. Sanja Ivanic est la responsable de la CCI France Serbie. Installée à Belgrade, en Bosnie, elle est en charge de renseigner les entreprises qui voudraient exporter ou s’implanter au Monténégro, Serbie ou Bosnie-Herzégovine. Trois pays qui ont comme point commun d’avoir vécu des périodes de guerre dans les années 1990 et d’être désormais en phase de négociation pour intégrer l’Union Européenne à horizon 2020. Trois pays encore peu connus des entreprises du territoire. C’est pour cette raison que, pendant toute la journée du 5 octobre, dans le cadre de l’International Connecting Day, Sanja Ivanic se tiendra à la disposition des entreprises qui voudraient avoir des renseignements pour travailler dans cette région des Balkans en plein développement. Interview.

Le Journal des Entreprises : C’est la première fois que vous venez à Nantes. Y-a-t-il beaucoup d’entreprises de l’Ouest qui travaillent en Bosnie-Herzégovine, en Serbie ou au Monténégro ?

Sanja Ivanic : « La France compte seulement une centaine d’implantations en Serbie alors que l’Allemagne ou l’Italie en comptent plus de 500. En Bosnie-Herzégovine, la présence française est quasiment invisible. Il n’y a aujourd’hui que l’entreprise Bouygues qui y est présente. Ce sont des marchés encore trop méconnus. Pour vous donner une idée, nous organisons un voyage pour les entreprises françaises le 23 et le 24 octobre en Bosnie-Herzégovine, nous ne comptons que quatre entreprises françaises inscrites pour le moment.»

Pourtant, il y a des opportunités à saisir ?

S.I. : « Oui. Certes le pouvoir d’achat y est faible mais il y a beaucoup de projets d’infrastructures en cours. Ce sont des marchés grandissants avec des croissances qui sont loin d’être négligeables. L’avantage est que l’impôt sur les sociétés y est faible - entre 9 % au Monténégro et 15% en Serbie - et le coût de la main d’œuvre reste faible.»

La Serbie est une porte d'entrée vers la Russie...

S.I. : « Oui, Belgrade a conclu des accords de libre échange avec la Russie. Une entreprise implantée en Serbie et qui voudrait exporter en Russie ne paierait donc pas de droits de douane. Cela facilite grandement les échanges avec la Russie.»

Concrètement, quels sont les secteurs porteurs dans ces pays ?

S.I. : « Dans ces trois pays, il y a des besoins d’infrastructures mais aussi des besoins dans le secteur de l’énergie, de l’environnement, avec des projets qui sont financés par les Etats. Il y a donc beaucoup d’opportunités à saisir. Au Monténégro par exemple, il y a des besoins d’infrastructures pour le secteur du tourisme. En Serbie, la priorité est de développer les transports et de construire des ponts, des tunnels, un métro et des lignes de tram. L’industrie automobile est aussi en plein développement. A noter par ailleurs que le secteur numérique est un des piliers de l’économie serbe, avec une main d’œuvre très qualifiée et disponible. Les grands groupes français Schneider Electric et Atos sont déjà implantés dans le pays, tout comme Microsoft, Google, Hewlett Packard ».

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