En 2009, en pleine crise, Hydro Leduc maintenait une commande concernant un robot capable d'usiner 28 pièces différentes. Fin 2012, pour 3 M€, les 4.200 m² d'un nouveau bâtiment venaient se rajouter aux 9.000 m² des ateliers historiques. « Tous les ans, nous investissons 6 % de notre chiffre d'affaires », précise Sandra Renaud, directeur général de Hydro Leduc. Avec une filiale aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en Suède, Hydro Leduc s'est affirmée comme une « mini-multinationale » : grâce à des partenariats, les composants hydromécaniques fabriqués à Azerailles, dans la campagne lunévilloise, sont présents à travers le monde entier.
Vers des marchés porteurs
« Nous réalisons 65 % de notre CA à l'export, mais 80 % de ce chiffre est fait en Europe », précise Philippe Porel, directeur commercial de Hydro Leduc. « Historiquement, notre développement s'est fait en France puis en Europe, car nos racines sont là. Mais il faut désormais aller sur des marchés porteurs, comme les États-Unis ou l'Asie. Nous voulons faire un tiers de nos ventes hors Europe. Cette diversification géographique nous permettra d'être moins sensibles aux variations de marché ». Connus à travers le monde comme les « pompes bleues », les produits Hydro Leduc s'adressent aux véhicules industriels en général et plus particulièrement aux machines agricoles. « C'est un secteur plus porteur que les engins de TP », assure Sandra Renaud. « Si les grands projets d'infrastructures peuvent s'essouffler, il faudra toujours nourrir l'humanité ».
La haute couture de l'hydraulique
Mais Hydro Leduc sait aussi travailler dans la haute couture hydraulique : la micro-hydraulique. Dans ce domaine, les pièces sont usinées au micron près. A la demande de Dassault, le bureau d'étude a ainsi mis au point le système de verrouillage de la visée laser du Rafale. Les équipes de Hydro Leduc travaillent aussi pour l'Ifremer, en leur fournissant des produits destinés à la recherche. « Nous serons bientôt capables de reproduire les conditions de pression qui règne à l'intérieur d'un puits de pétrole », précise François Porel, le directeur du bureau d'étude. Et donc de fournir des outils de recherche pétrolière, très attendus par la filiale américaine, basée à Houston. Pour Sandra Renaud, malgré la conjoncture, l'ambition ne semble pas démesurée : « D'ici à 2015, nous voulons dépasser les 50 M€ de CA ».
Hydro Leduc
(Azerailles) CA 2012 : 39 M€ Effectif : 240 personnes Part à l'export : 65 %