Cherchant à créer des médicaments luttant contre la cécité, Horama vient de lever quatre millions d’euros. La start-up a séduit trois fonds d’investissements : Omnes Capital, Sham Innovation Santé et Go Capital. Horama avait déjà 900 000 euros auprès de deux entrepreneurs vendéens, Simone Bougro (Sodebo) et Joël Soulard (Ernest Soulard) et de la banque Bpifrance. La direction d’Horama ne communique pas sur la répartition du capital.
Lutter contre la cécité
La levée de fonds va permettre à cette start-up de quatre personnes, spin off de laboratoires de recherche médicale nantais et montpelliérain, de poursuivre la mise au point de traitements contre les maladies génétiques en ophtalmologie. Selon l'organisation mondiale de la santé, cinq millions de personnes dans le monde souffrent de dystrophies rétiniennes récessives conduisant à terme à la cécité. Il n'existe à ce jour aucun traitement pour ces pathologies.
Recrutements
C'est sur ce marché, au potentiel prometteur, que se positionne Horama. La société de biotechnologies a été créée, en mars 2014, par Denis Cayet, lui-même atteint d'une maculopathie. Ne réalisant encore aucun chiffre d’affaires, la start-up travaille sur plusieurs produits. L’un contre la rétinite pigmentaire devrait faire l’objet de test chez un premier patient en 2017. L’autre, contre une autre forme de rétinite est actuellement en phase préclinique. Pour accélérer ses recherches, la start-up dirigée par Christine Placet, prévoit de recruter une demi-douzaine de personnes d’ici à la fin de l’année.