Guy Bertin : « L'économie, ça existe en Saumurois ! »
# Ressources humaines

Guy Bertin : « L'économie, ça existe en Saumurois ! »

Saumur et son agglo connaissent une petite embellie en matière de développement économique. Diminution du nombre de demandeurs d'emploi et des friches, accueil de projets endogènes... Le point avec Guy Bertin, président de Saumur Agglo depuis 2014.

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ous parlez d'amélioration en matière économique sur le Saumurois...

« Les chiffres du chômage ont baissé depuis un an. Nous sommes d'ailleurs un des seuls territoires du département où le nombre de demandeurs d'emploi diminue. Il y a une inflexion de 0,5 % sur le nombre de demandeurs de catégorie A (NDLR sans aucune activité professionnelle) avec un taux de chômage qui se situe désormais autour de 10 %. Sur l'agglo, il y a un peu plus de 6.300 demandeurs d'emploi toutes catégories confondues. Nous avons une hausse de 6,4 % d'offres d'emploi locales sur l'année dernière, tous secteurs confondus. L'agglo recense actuellement 26.600 emplois. Ce n'est pas une révolution, mais il y a une amélioration.


Vous avez accueilli ou accompagné plusieurs entreprises en 2015. D'autres implantations sont prévues cette année ?

En 2015, nous avons accompagné 11 entreprises dans leurs projets de développement qui ont généré 165 créations d'emplois. Dont deux projets exogènes : Bio 3G (NDLR groupe breton 300 salariés, 35 millions d'euros de CA) spécialisé dans la production de biostimulants pour l'agriculture qui a repris la friche de 12 hectares France Champignon de Chacé en juin dernier et investit 2 millions d'euros sur ce site, et A à Z Performances (support technique pour le BTP) qui a quitté Beauvais pour s'installer à Allonnes. En 2016, déjà 13 projets ont été accompagnés pour une perspective de 102 emplois créés. Je pense notamment à Premier Tech Faliénor à Vivy qui prévoit une cinquantaine de créations sous trois ans. Mais également au déménagement de Pichard-Balme (regroupement des sites de Saumur et Allonnes) sur la zone Ecoparc de Saint-Lambert-des-Levées qui s'accompagne d'une trentaine de recrutements. Un compromis a été signé pour l'ancien site des Caravanes du Val de Loire à Distré, c'est encore une friche locale qui disparaît...


Quid des friches justement ?

En 2011, nous avions près du quart du stock départemental de bâtiments vides et de friches, depuis 2013, cette part est descendue à 7 %. On n'a quasiment plus de friches sur le territoire. Nous relançons des extensions de zones comme sur la ZA de la Ronde à Allonnes avec 28 hectares supplémentaires. Sur cette même zone, nous avons inauguré cette année un nouveau bâtiment de 800 m². Nous sommes également en discussion pour poursuivre le projet Ecoparc Sud à Saumur, une zone mixte, commerciale et artisanale. Nous devons avoir la capacité de répondre très rapidement à un porteur de projet.




La Maison de l'emploi est depuis peu rattachée à l'agence de développement. Quelles seront les premières actions mises en place ?

Nous devons aider les chefs d'entreprises à rester et se développer dans le Saumurois. Notamment en les accompagnant dans leurs projets de recrutements. J'ai toujours trouvé pertinent de mettre dans un même lieu tout ce qui concerne l'emploi, le développement économique et la formation. C'est pourquoi nous avons décidé du rapprochement entre la Maison de l'emploi locale et l'Agence de développement du Grand Saumurois qui sont désormais sous la direction commune de Thomas Guilmet. Nous allons mettre un plan d'actions en place pour la Maison de l'emploi. Avant la fin de cette année, une nouvelle plateforme destinée aux TPE/PME sera créée. Elle contiendra notamment des outils pratiques de conseil et permettra un contact direct avec l'agence de développement.


Le territoire " souffre " d'une image liée à son patrimoine, sa gastronomie... Vous souhaitez changer cela ?

On veut changer l'image du territoire. Même si cette image est plutôt positive, nous voulons montrer que l'économie en Saumurois, ça existe ! Nous avons avec le CIDES (Club des entrepreneurs indépendants du Saumurois) et ses 140 adhérents le plus gros club de dirigeants du Maine-et-Loire. Nous sommes un territoire ambitieux qui a de quoi être fier et qui doit montrer ses atouts pour être identifié comme un territoire attractif en terme économique. »


Propos recueillis par Bénédicte Hascoët

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