« Nous avons l’habitude de travailler sur des gros chantiers, mais celui-ci est particulièrement complexe, la logistique est un élément primordial. Le timing à respecter est aussi une des difficultés, car le centre commercial doit ouvrir ses portes le 25 octobre. Mais le projet est maîtrisé ». Comme l’explique Franck Barrou, directeur agence Lorraine Nord de GTM Hallé (Groupe Vinci) lors d’une visite du chantier Muse à Metz, organisée par le Club Metz Technopôle, les travaux battent leur plein sur un des plus grands chantiers privés en cours de France. Pour rappel, l’ensemble du projet porté par le groupe parisien Apsys, représente un investissement global de 330 millions d'euros.
Primark comme locomotive
« Le projet en lui-même a débuté il y a maintenant plus de six ans, la CDAC a été obtenue en mai 2010 et le permis de construire (purgé de tout recours) a lui été obtenu en octobre 2011. Mais le début des travaux date d’octobre 2014. » Le projet Muse représente au total une surface de 80 000 m², dont 37 000 m² de GLA de commerces, avec 112 enseignes, dont des magasins inédits à Metz comme Primark, qui investira 5 800 m² de GLA. « Ce sera la locomotive du centre commercial », confirme Franck Barrou. « Actuellement le Primark le plus proche est à Sarrebruck, avec la présence de l’enseigne allemande à Metz, on peut s’attendre à une très grande affluence. Lorsqu’un magasin a ouvert à Lyon, il y a eu plus de 800 mètres de queue pour y entrer. » Muse comprendra également 10 000 m² de bureaux et 400 logements.
Les sept grues seront démontées au printemps
GTM Hallé est en charge de la construction de l’ensemble. « Nous avons accepté de travailler avec le maître d’ouvrage en PMG (Prix maximum garanti), étant donné la complexité du projet, ce qui signifie que nous avons investi en études avant le début du projet. Le fait qu’il s’agisse d’un ouvrage de superstructures rend le chantier plus compliqué qu’un chantier habituel. » GTM Hallé s’occupe du gros œuvre mais se charge également des corps d’état (plomberie, électricité, réseaux, menuiserie, etc.) via des entreprises « en majorité locales », précise Franck Barrou. « Nous aurons achevé le gros œuvre au printemps, les sept grues installées depuis le début des travaux seront alors démontées. Nous poursuivrons les corps d’état, et les premières enseignes commenceront à investir leurs cellules commerciales.
Actuellement, entre le gros œuvre et les corps d’état, ce sont environ 400 personnes qui travaillent sur le chantier pour notre groupe. Au total, sur toute la durée du chantier, nous aurons réalisé 260 000 heures de gros œuvre. » Lorsque le chantier sera uniquement en corps d’état, « ce sera une cinquantaine d’entreprises qui évolueront sur place. » La dernière zone, la zone 3, devra être achevée environ deux mois avant l’ouverture de Muse. Une date d’ouverture, le 25 octobre prochain, stratégique, à quelques semaines des fêtes de fin d’année. 7,4 millions de visiteurs sont attendus par an, en vitesse de croisière. 1 270 emplois seront créés ou maintenus en phase travaux et exploitation.