C’est la douche froide pour les salariés du constructeur d’engins de chantier Caterpillar. Le groupe américain vient d’annoncer la fermeture de son site de production de Gosselies, en Belgique, qui se traduira par 2.200 licenciements et par un transfert des activités de fabrication d’engins de chantier dans d’autres unités de production. La fabrication de chargeurs sur pneus devrait notamment être relocalisée sur le site de Grenoble.
Mais en Isère, les salariés sont également inquiets. Les syndicats craignent que le jeu de chaises musicales, selon lequel le groupe transférerait aussi d’autres activités de production au Brésil et en Europe, ne pénalise le site grenoblois, qui ne compte plus que 1.300 salariés contre 3.000 en 2008. Selon eux, une centaine de postes pourraient être supprimés.
Crise du secteur minier
Tom Pellette, dirigeant de la division Secteurs de la construction du groupe, a justifié la fermeture du site wallon par une demande mondiale en recul, notamment en référence à la crise du secteur minier qui a fait dégringoler le chiffre d’affaires du groupe de 15% à 47 Mdrs$ en 2015. « Nous sommes contraints de prendre des mesures pour réduire la capacité de production et supprimer les coûts de fonctionnement », a-t-il affirmé à la presse.
Après avoir déjà procédé à 1.300 suppressions d’emplois sur son site belge en 2014, la direction de Caterpillar avait annoncé un plan de restructuration qui visait à supprimer 10.000 postes (soit 9% des effectifs) à travers le monde d’ici 2018.
Le groupe américain Caterpillar (CA 2015 : 47 milliards de dollars ; 125.000 salariés) vient d’annoncer la fermeture de son site de production de Gosselies, en Belgique, qui se traduira par 2.200 licenciements et par un transfert des activités de fabrication d’engins de chantier dans d’autres unités de production. La fabrication de chargeurs sur pneus devrait notamment être relocalisée sur le site de Grenoble. Mais en Isère, les salariés sont également inquiets.