Dix investissements réalisés, 50 M€ investis. Pour Frédéric Dubuisson, le directeur général de Poincaré Gestion, société gestionnaire du fonds GEI, le bilan après cinq années de travail n’a rien d’une surprise : « Il y avait une opportunité, nous avons su la saisir. Les chiffres correspondent à ce que nous avions prévu de faire ». Se positionnant comme le « chaînon manquant » du financement des PME, GEI prend des tickets de 3 à 10 M€, dans de « belles PME » présentant un fort potentiel de croissance. Le président du fonds, Serge Pfeiffer, estime que « dans le quart Nord-Est, les belles PME représentent 20 % du PIB pour seulement 4 % des investissements en Private Equity ».
Objectif atteint
Opérant sur les régions Grand Est, Bourgogne-Franche Comté et Hauts-de-France, le fonds rassemble une quarantaine d’entrepreneurs-investisseurs, des souscripteurs impliqués dans le développement des entreprises qu’ils accompagnent financièrement.
Les 55 M€ dont disposaient premier fonds GEI ont été déployés : en juin 2016, un deuxième fonds est lancé et au premier closing, l’objectif de 100M€ est atteint. « Dans leur immense majorité, nos souscripteurs nous ont suivis », souligne Frédéric Dubuisson. « Tous sont revenus mais ont aussi souhaité augmenter leur investissement. » Au-delà des montants engagés, c’est surtout « l’esprit » du fonds que les équipes de GEI ont tenu à préserver : « Nous sommes sur des personnes physiques, avec une forte valeur ajoutée », souligne Frédéric Dubuisson.
Réseau d’entrepreneurs impliqués
Lors du lancement du fonds, le président de GEI, Serge Pfeiffer, expliquait : « Quoi de mieux, quand on cherche à se développer dans l’agroalimentaire par exemple, de bénéficier des 30 ans d’expérience d’un entrepreneur de la même branche ? Nous voulons apporter aux entreprises un ensemble de compétences, que l’on trouve chez nos souscripteurs ». La croissance de l’activité s’accompagne de deux recrutements, à Strasbourg et à Nancy. La prochaine prise de participations devrait être bouclée avant le 31 décembre. « Nous allons rester sur un nombre limité d’opérations », indique Frédéric Dubuisson. Soit entre 12 et 14, afin de conserver ce qui fait la différence du fonds GEI : son réseau d’entrepreneurs impliqués.
Cinq années après son lancement, le fonds régional GEI poursuit son développement dans le quart Nord-Est.