C'est le cédant qui change de main, pas l'acquéreur. En effet, c'est Yann Madec, à la tête de ValPG depuis trente ans, qui a transmis son entreprise à Nicolas Rouger, Marine Ravanne et Lina Rizk, le trio qui dirige Goubault Imprimeur depuis 2025. ValPG est implantée à Saint-Aignan-Grandlieu, au sud de l'agglomération nantaise. Le montant de la transaction n'est pas communiqué. L'opération porte sur l'intégralité de l'entreprise, ses 18 salariés et près de 350 clients, selon les chiffres avancés par le repreneur. La marque ValPG disparaît au profit de celle de Goubault Imprimeur.
Regroupement des outils de production sur un seul site
Les deux imprimeries, dont les parcs machines sont présentés comme comparables, seront réunies sur le site de Goubault Imprimeur, à La Chapelle-sur-Erdre. L'acquéreur indique avoir conservé les équipements les plus récents et cédé les matériels en doublon. Sur le volet social, l'entreprise affirme qu'aucun plan de réduction d'effectifs n'est prévu et relie les évolutions attendues dans les prochains mois aux seuls départs naturels déjà identifiés.
Le cédant met en avant la continuité. « Après 30 ans à faire vivre ValPG, je voulais m'assurer que l'entreprise et ses équipes poursuivent leur histoire avec des dirigeants qui partagent les mêmes valeurs et la même exigence de qualité. Cette transmission garantit, à nos clients comme à nos équipes, une continuité et de nouvelles perspectives de développement », explique dans le communiqué Yann Madec, président de ValPG.
Un objectif de 800 clients et 7 M€ de chiffre d'affaires
Le nouvel ensemble vise près de 800 clients et 7 M€ de chiffre d'affaires, sans calendrier précisé. Goubault Imprimeur met en avant une complémentarité des portefeuilles, peu de comptes communs et une entrée renforcée sur le secteur de la santé, aux côtés de ses positions historiques auprès des industriels et des collectivités.
« ValPG est une entreprise historiquement reconnue pour son savoir-faire, avec des compétences complémentaires aux nôtres et une vraie proximité culturelle. Le contexte industriel actuel appelle à consolider les acteurs locaux capables d'investir et de durer : c'est exactement le sens de cette opération », déclare Nicolas Rouger, co-dirigeant de Goubault Imprimeur.