Germeca : Touchée mais pas coulée
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Germeca : Touchée mais pas coulée

Basées à Saint-Germain-Laval, la société Germeca et sa filiale Mécanique de Pralong ont été sauvées de la liquidation par Lionel Zurro et Maxime Chardon. Conscients que la crise fait rage, les deux repreneurs espèrent retrouver progressivement un niveau d'activité raisonnable.

Spécialisées dans la mécanique de petite série à forte valeur ajoutée, Germeca et sa filiale Mécanique de Pralong ont bien failli disparaître. Confrontées à une défaillance de l'actionnaire principal, le groupe lyonnais Arch & Winson et à la crise économique qui frappe le secteur, les deux entités ont été reprises, le 13mars dernier, à la barre du tribunal de commerce de Lyon par Lionel Zurro et Maxime Chardon.




21 emplois et l'outil de travail sauvegardés

Le premier, propriétaire de la holding LZF détient déjà deux autres entreprises sur Saint-Germain-Laval: SNG (mécanique) et Agira (étude et conception de machines spéciales). Le second connaît très bien l'entreprise puisqu'il occupait jusqu'alors le poste de cadre dirigeant en charge de la production. Tous deux ont pris le pari de remettre à flot un bateau on ne peut plus à la dérive. «Actuellement, on est à 30% de ce qui se réalisait dans l'entreprise en2007 et2008», confirme Lionel Zurro. «À l'origine, Germeca et Mécanique de Pralong employaient une cinquantaine de personnes. En janvier, il y avait déjà eu une vingtaine de suppressions d'emplois. Notre plan de reprise a permis de sauvegarder 21 emplois et surtout l'outil de travail dans la perspective que l'activité économique redémarre de manière correcte. Les 4 salariés et les machines de Mécanique de Pralong sont en cours de rapatriement sur le site de Germeca», ajoute le nouveau dirigeant.




Repartir de zéro

Avec le soutien de la Banque Populaire Massif Central et de BNP Paribas, les deux repreneurs ont injecté 400.000€ dans la trésorerie de l'entreprise et dans un nouveau centre d'usinage. «Il fallait un fond de roulement pour repartir de zéro. Ces banques nous ont suivies malgré le contexte difficile», commente Lionel Zurro. Et de poursuivre: «Nous avons également repris contact avec nos clients grands comptes (Siemens, EGIC, Mac Cormick...) pour les rassurer. La reprise a été bien accueillie, ce qui va nous permettre de relancer la machine de manière correcte». Consciente que la crise fait rage, la PME ligérienne reste réaliste. «On ne retrouvera pas comme ça les 6M€ de chiffre d'affaires de2007 et2008. On espère atteindre 2,2M€ sur 2009. L'objectif étant à terme de pouvoir étoffer la structure en allant chercher de nouveaux marchés», confie Lionel Zurro. Pour y parvenir, Germeca, qui travaille notamment pour l'agroalimentaire, l'électrique et l'hydraulique, envisage de se diversifier. «L'aéronautique et le médical peuvent être des pistes», conclut le dirigeant.

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