Diplômé d'une école d'ingénieurs, Gérard Bahloul, 25 ans, aurait pu mener une confortable carrière salariée au sein du groupe Alstom. Le jeune homme a préféré l'aventure de la création d'entreprise. «J'avais le sentiment d'être dans une sorte de matrice avec peu de liberté», explique ce jeune homme très attaché aux notions d'écologie et de développement durable. Au printemps 2009, il a l'idée de se lancer sur le marché des toilettes sèches. Il démissionne et travaille à plein-temps à son projet à compter de l'automne suivant, accompagné par la CCI de Nancy et Promotech, une structure d'aide à la création d'entreprise labellisée Centre Européen d'Entreprise et d'Innovation (CEI). «J'ai participé à plusieurs stages à la CCI et j'ai eu un suivi très régulier avec les gens de Promotech», se félicite Gérard Bahloul, qui ne dispose que d'un petit millier d'euros.
Remporte plusieurs concours
Conseillé par son réseau d'accompagnement, il remporte plusieurs concours qui lui permettent d'abonder son apport personnel. Il se tourne aussi vers la plateforme d'initiative locale et bénéficie du dispositif Nacre. Jouant de l'effet de levier, il boucle son financement par un prêt bancaire pour atteindre les quelque 30.000 € nécessaires à son projet. En mai2010, il crée l'Alérion vert, en EURL, «une formule simple qui permet à l'entreprise d'évoluer.» L'Alérion vert ne permet pas encore à son créateur de se rémunérer, même s'il peut désormais employer du personnel au cas par cas. «Ma satisfaction, c'est d'avoir réussi à mener mon projet jusqu'au bout. Mon produit est désormais connu, j'ai des clients. La question de la rémunération devrait être bientôt réglée.»