Hubert Aubry,
dg de Gémo
Pourquoi Gémo s'implante-t-il en centre-ville ?
Gémo est une enseigne de périphérie performante (+9 % des ventes sur le 1er semestre 2014, +4 % à +5 % prévus sur l'année), mais neutre. Il faut qu'elle devienne une marque référente. Nous lançons donc un nouveau concept adapté au centre-ville dont la première boutique de 120 m² a ouvert le 1er septembre rue Crébillon à Nantes. Follow me propose une sélection des produits phare de Gémo pour la femme et doit valoriser ses marques propres : G'casual, G'one, G'urban. Il se présente comme un vrai relais de croissance pour Gémo. De fait, contrairement aux zones périphériques, le centre des grandes villes recelle un vrai potentiel commercial que nous n'exploitons pas.
Quelles sont vos ambitions de développement ?
Deux boutiques Follow me ouvriront en 2015 pour valider le modèle sur trois sites pilotes. Les coûts d'investissement (1.200 €/m² contre 450 €/m² en périphérie) et d'exploitation étant plus élevés, nous misons sur un panier moyen de 45 € contre 35 € dans un Gémo. Notre plan de développement d'ici à 2020 prévoit 50 ouvertures à l'enseigne Follow me, 100 magasins Gémo en France et autant à l'international. Un nouveau format de magasins de périphérie de 1.000 m² proposant nos collections de chaussures et textiles pour homme, femme et enfant, mais sans les rayons fonctionnels (pantoufles, lingerie, accessoires) complétera les formats classiques de 1.500 m² à 1.800 m².
L'international fait parti de vos leviers de croissance ?
Oui, même si nos ventes restent dynamiques en France (CA de 890 M€ en 2014 contre 867 M€ en 2013, pour un EDIBTA de 11 %), notre objectif est de réaliser 10 % du chiffre d'affaires hors de l'Hexagone d'ici à 2020. Le déploiement progressif a débuté en septembre avec l'ouverture d'un magasin en Guadeloupe et au Maroc où un second doit ouvrir en novembre et une vingtaine à terme. Nous ciblons les DOM-TOM, le Maghreb, l'Afrique sub-saharienne, la Belgique, la Suisse et ensuite l'Europe de l'Est.
- TROIS QUESTIONS