La première pierre symbolique de Calais Port 2015 a été posée, lundi 26 septembre. Les officiels étaient largement représentés autour du président de la République François Hollande. Xavier Bertrand, président du conseil régional Hauts-de-France, Natacha Bouchart, maire de Calais, Jean-Marc Puissesseau, président de la Société d’Exploitation des Ports du Détroit, Patrick Vandevoorde, président de la Société des Ports du Détroit et Philipe Bonnave, président directeur général de Bouygues Construction, étaient présents.
Un projet à 863 millions d'euros
Avec cette inauguration, le projet portuaire entre dans sa phase de réalisation. Présenté comme le "plus important chantier maritime d’infrastructures prioritaires de l’Union européenne", il doit permettre à Calais de doubler les capacités actuelles du port calaisien. Les responsables évoquent la création de 2.000 emplois directs, indirects et induits. "Prévu pour durer six ans, le chantier Calais Port 2015 permettra au port de Calais de s’adapter aux enjeux portuaires d’avenir et de renforcer sa place de leader, en créant notamment un nouveau bassin de 90 hectares et une emblématique digue de plus de trois kilomètres. En première phase, trois nouveaux postes de ferries seront également créés ainsi qu’un poste de chargement Roll on – Roll off, mis en service en 2021", évoque le groupement en charge de ces travaux et constitué d’entités spécialisées des groupes Bouygues, Spie batignolles et Jan de Nul.
Ce projet est porté par la Société des Ports du Détroit détenue par le fonds d’investissement de long terme français Meridiam (40%), la Caisse des Dépôts (40%), la CCI Côte d’Opale et la CCIR Nord de France (19%) et le Grand Port Maritime de Dunkerque (1%). Outre les actionnaires, trois partenaires financiers sont associés à ce projet : AllianzGI (qui a souscrit pour le compte du groupe Allianz et d’investisseurs tiers à une émission obligataire de 504 millions d’euros), la Banque Européenne d’Investissement et le Crédit Agricole Corporate Investment. Les fonds publics s’élèvent quant à eux à 270 millions d’euros intégralement préfinancés par la Région Hauts-De-France (dont 98,6 millions émanant de l’Union européenne).
Pression migratoire
Attendu sur le sujet des migrants et de la "jungle" de Calais, François Hollande a annoncé le démantèlement "complet et définitif" du campement de La Lande d'ici à la fin de l'année. Le président de la République prévoit, par ailleurs, de conserver un effectif important de forces de l'ordre sur place "le temps qu'il faudra" pour éviter que d'autres camps ne se forment aux abords de Calais et plus largement sur la Côte d'Opale. Un début de réponse pour les acteurs économiques calaisiens qui connaissent des difficultés d'activité liées à la présence de migrants sur le territoire. Pour exemple, l'autoroute ferroviaire VIAA qui, mis en place fin mars 2016, a vu ses activités interrompues en juillet dernier. Là où Jean-Marc Puissesseau, président de la Société d’Exploitation des Ports du Détroit, espère une reprise pour janvier 2017, François Hollande ajoute que les services de l'Etat y veilleront.
Fonds d'aide aux dirigeants
Autre annonce dite de "soutien" aux dirigeants calaisiens, le président de la République a annoncé le doublement de l'enveloppe de fonds d'aide aux entreprises calaisiennes en difficultés. Une aide qui serait même déplafonnée pour les plus petites entreprises. En mars dernier, le Grand rassemblement pour le Calaisis s'est mobilisé, à Paris, pour alerter l'Elysée sur des pertes de chiffres d'affaire de l'ordre de 30% sur le territoire, directement imputables selon les dirigeants de ce collectif à la situation migratoire.
Le port de Calais en chiffres :
Premier port d’Europe continentale pour le transport de passagers, 4e port de marchandises français, mais aussi 2e port Roll on –Roll off d’Europe, le port de Calais accueille 9,8 millions de passagers, 2 millions de poids lourds et 41,5 millions de tonnes de fret par an.







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