Formation : Une alternative aux licenciements?
# Organismes de formation # Conjoncture

Formation : Une alternative aux licenciements?

«Nous avons les structures et les moyens financiers pour accompagner les entreprises». Voilà en substance le message délivré par le directeur régional de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), Philippe Dingeon. La convention interprofessionnelle signée en septembre2009 par les partenaires sociaux, la région et l'État en région souffle à peine sa première bougie et l'heure est déjà au bilan. Imaginé dans un contexte de forte baisse de l'activité des entreprises, l'outil devait permettre aux PME de trouver face à elles un «guichet unique» de la formation professionnelle regroupant les partenaires sociaux, l'État, la Région et les organismes paritaires collecteurs (Agefos-PME et Opcalia) ainsi que le Fongecif. Un dispositif conçu pour «répondre à une urgence», explique le coordinateur du projet Gilles Picard.




Recul du chômage partiel en 2010

«En 2009, nous étions face à une envolée exceptionnelle du recours au chômage partiel, explique Philippe Dingeon. La volonté des signataires était d'utiliser ce temps pour augmenter le niveau de formation des salariés. La convention en elle-même a permis de simplifier l'accès à ces dispositifs pour les PME». Et même si en 2010 le chômage partiel est en net recul dans la région, «la problématique reste prégnante», insiste le directeur régional de la Direccte. Pour la vice-présidente (PS) de la Région Hélène Ségura, l'essentiel reste d'éviter la rupture du contrat de travail: «le licenciement économique est la solution ultime quand on n'a pas réussi à mettre en place d'autres solutions». Du côté des partenaires sociaux, le soutien au dispositif est acté avec pour seul mot d'ordre: le maintien de l'emploi... Coûte que coûte. Et des moyens, les partenaires à la convention en ont, rappelle Philippe Dingeon qui exhorte davantage de PME à faire appel à ce dispositif.




Un coup de rabot de 300.000M€!

Pour la suite, les syndicats ne se privent pas de rappeler que la situation pourrait bien se dégrader après 2011, appuyés en cela par le Medef, une fois n'est pas coutume, dont le président régional Francis Da Costa relève que «près de 300.000M€ ont été rabotés par l'État sur les fonds de formation lors du vote du budget». Une somme «ponctionnée sur des fonds destinés à former ceux qui en avaient le plus besoin!», regrette-t-il. Une quarantaine d'entreprises ont été accompagnées depuis la mise en place de ce dispositif, au départ conjoncturel. Une vingtaine a trouvé des solutions par la «voie classique» tandis que dix-sept sont passées par les mains de la Mission Interprofessionnelle coordonnée par Gilles Picard.



Guillaume Ducable

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