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Fleurette: investissement et export au programme
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Fleurette: investissement et export au programme

Le fabricant implanté à Benet va augmenter ses capacités de production sur les gammes Westfalia et a des touches pour le grand export.

Fleurette, la filiale du groupe mayennais Rapido implantée à Benet, à un jet de pierre de Niort, est en plein développement. Après avoir récupéré depuis 2016 la construction des célèbres vans Westfalia, l'usine vendéenne qui produit sous les marques Fleurette (haut de gamme classique) et Florium (haut de gamme moderne) se sent un peu à l'étroit pour produire ses 600 camping-cars et 200 vans annuels. « Cinq millions d'euros vont être investis dans l'extension de l'usine pour y construire des lignes spécifiques pour les vans, explique Michaël Langouët, directeur général du site où 140 salariés s'affairent. La tendance se développe chez les particuliers. Ca colle bien à l'air du temps pour partir quand on veut presque où on veut. » 5.000 m² devraient sortir de terre d'ici un an et occasionner une cinquantaine de recrutements dans les cinq ans. « On se met en marche pour occuper les avant-postes du marché en France et à l'étranger. » Discrète sur son chiffre d'affaires, la marque concède avoir progressé de 15 % entre 2015 et 2016.

Marché intérieur et marché export

Si le fabricant vendéen est « leader sur la catégorie premium », il n'est que dixième toutes catégories confondues sur le plan national. « À l'avenir, notre progression se situera à l'international », prévient le dirigeant. L'export représente aujourd'hui 15 % du chiffre d'affaires. Grande-Bretagne, Benelux, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal et République tchèque sont les pays privilégiés où la marque a déjà des relais. « Le made in France et le fait main séduisent de nouveau les concessionnaires. Nous sommes les seuls en Europe à maîtriser la fabrication du polyester et donc l'ensemble de la fabrication. » Outre les ventes aux particuliers, c'est aussi le marché des loueurs à l'étranger que vise la marque qui table notamment sur sa réputation de fiabilité pour séduire ces clients exigeants.

Des camping-car à destination de la Nouvelle-Zélande

Plus étonnant, la marque vendéenne a été démarchée par un vendeur en Nouvelle-Zélande. Un marché qui ne représente pas des volumes immenses, mais que Michaël Langouët prend très au sérieux. « C'est un bon test pour notre flexibilité. Il faut que l'on s'adapte à ce nouveau marché et que l'on propose un produit sur mesure avec des options adaptées à la clientèle locale. C'est très stimulant de se positionner sur un nouveau marché en développement. » Le directeur de l'usine table sur une vingtaine de véhicules vendus aux antipodes dans les cinq ans.

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