Le baromètre trimestriel des TPE, réalisé par l’Ifop pour Fiducial, suit le moral, l’emploi et l’état de santé des entreprises de moins de 20 salariés. Cette 85e vague a sondé par téléphone 1 006 dirigeants de TPE, du 21 septembre au 9 octobre, hors entreprises réalisant moins de 50 000 € de chiffre d’affaires annuel.
Optimisme et confiance en recul
L’optimisme sur le climat général des affaires est tombé à 10 %, soit 16 points de moins qu’au deuxième trimestre. L’optimisme des dirigeants pour leur propre activité n’avait pas été aussi bas depuis le troisième trimestre 2014, selon Fiducial.
Parmi les dirigeants interrogés, 90 % ne font pas confiance aux mesures économiques annoncées ou déjà appliquées par l’exécutif d’Emmanuel Macron. Cette part gagne 7 points depuis le deuxième trimestre et atteint son plus haut niveau sur ce baromètre. Fiducial relie ce niveau au renchérissement des carburants, à des perspectives économiques nationales dégradées et à la crise de la dette de la France.
Freins au développement et recrutements
La hausse des prix arrive en tête des freins au développement pour 84 % des dirigeants, devant le prix de l’énergie à 82 %. La situation politique et économique du pays, les cotisations sociales et la fiscalité, ainsi que les procédures administratives recueillent chacune 80 %. Par ailleurs, 77 % pointent une visibilité insuffisante sur la croissance.
Dans ce climat, 77 % des dirigeants préfèrent attendre de voir comment évolue le contexte politique, social et économique avant tout nouvel investissement ou recrutement.
Côté emploi, 11 % des dirigeants ont embauché ou prévoyaient de le faire avant le 30 septembre 2026. Cet indicateur progresse, mais demeure plus bas qu’à chaque troisième trimestre précédent, selon Fiducial. À l’inverse, 10 % ont supprimé ou prévoyaient de supprimer des postes, soit 3 points de plus qu’au deuxième trimestre. Seul le troisième trimestre 2024 affichait un niveau supérieur sur ce baromètre.
Pouvoir d’achat et fiscalité en tête des attentes
Le premier tour de la présidentielle aura lieu le 18 avril 2027, le second le 2 mai. Les dirigeants de TPE ont dit attendre des candidats des propositions concrètes, d’abord sur les salaires et le pouvoir d’achat, cités par 52 %. La croissance, l’emploi et le chômage, ainsi que la fiscalité des particuliers comme des entreprises, recueillent chacun 51 %.
Interrogés sur des mesures avancées par des candidats, 87 % des dirigeants se disent favorables à une règle d’or budgétaire. Autant soutiennent le retour d’une retraite fondée sur la pénibilité, et 83 % un grand plan d’aide ciblant d’abord les TPE et PME.
Par ailleurs, 83 % des dirigeants estiment que les enjeux des TPE restent insuffisamment compris des candidats et de leurs partis. Les élus locaux recueillent la confiance de 63 % d’entre eux pour défendre les intérêts des TPE lors de la présidentielle. Les parlementaires n’en obtiennent que 22 % et les partis politiques 15 %.