La colère gronde sur plusieurs parcs d'activités. À Carvin et à Rouvroy, plusieurs patrons nordistes n'ont pas envie de passer pour des pigeons. Pas de taxe en ligne de mire mais une volonté de pouvoir accéder à la fibre pour développer leur business. À l'heure des nouvelles technologies, leurs entreprises et leurs besoins en applications moulinent. À l'instar des Transports Navaux, autres LTS ou D3T, c'est aujourd'hui leur activité économique qui souffre du manque criant de débit. Et pourtant, leurs zones économiques sont cernées par la fibre. À qui la faute donc? L'opérateur, les collectivités locales? Ces dirigeants n'en finissent plus de passer d'un interlocuteur à l'autre. Entre ras-le-bol et bras de fer, ils avancent plusieurs hypothèses. Créer eux-mêmes leur boucle privée ce qui serait très onéreux soit autant d'investissements que ces PME ne consacreront pas à leur développement. D'autres s'interrogent sur l'envie qu'ont les territoires à accompagner l'essor des entreprises. «À Lille, à Arras, les outils et la fibre sont là. Le message politique est de désengorger la métropole. Aujourd'hui, rien n'avance sur nos parcs d'activités. Nous ne pouvons plus attendre.» Dont act !
Ségolène Mahias @email
- LE BILLET