Les artisans d'Auvergne-Rhône-Alpes ont désormais quelques jours pour se préparer à une nouvelle étape de la réforme de la facturation électronique. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir leurs factures électroniques par une plateforme agréée par l'État. Le simple envoi d'un document au format PDF ne répondra plus à cette obligation.
Pour faciliter cette transition, la Chambre de métiers et de l'artisanat Auvergne-Rhône-Alpes met à disposition des artisans et TPE une solution numérique comprenant une formule de base gratuite.
L'enjeu est significatif à l'échelle régionale. L'artisanat représente 233 800 entreprises, 348 100 salariés et 21 600 apprentis en Auvergne-Rhône-Alpes. La CMA dispose pour sa part de 24 agences et de 600 collaborateurs dans la région.
Une plateforme gratuite pour limiter le coût de la transition
Disponible depuis le 1er juillet, l'outil repose sur la plateforme Abby, hébergée en France, agréée par la DGFiP et certifiée ISO 27001 pour la sécurité de l'information. Sa formule de base comprend les fonctionnalités nécessaires à la mise en conformité avec la réforme.
Au-delà de la réception des factures électroniques, l'outil permet aux entreprises d'émettre sans limitation des devis et factures personnalisés, de suivre leur activité, d'encaisser des paiements par carte bancaire et d'automatiser les relances des factures impayées. Il intègre également les déclarations Urssaf, avec calcul et télétransmission.
Pour les petites entreprises, la gratuité de cette première formule doit permettre de limiter le coût immédiat de l'adaptation réglementaire, tout en accélérant la numérisation de certaines tâches administratives.
Un accompagnement humain en complément
La CMA ne mise pas uniquement sur la mise à disposition d'un logiciel. Elle organise également des webinaires gratuits et des formations destinés à accompagner les artisans dans la mise en œuvre de la réforme.
Un conseiller CMA peut par ailleurs être sollicité directement depuis la plateforme pour accompagner l'entreprise dans la prise en main de l'outil. Celui-ci est accessible depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.
Le modèle prévoit ensuite une montée en gamme commerciale : trois formules payantes et évolutives sont proposées aux entreprises souhaitant disposer de fonctionnalités de gestion plus avancées.
À travers ce dispositif, la CMA cherche ainsi à transformer une nouvelle contrainte réglementaire en levier de numérisation de la gestion des TPE artisanales régionales.