Serge Laverdure
Président du pôle de compétitivité automobile ID4car
Quel bilan d'activité tirez-vous pour ID4car en 2010? Après avoir redéfini notre feuille de route et nous être réorientés vers
le
s véhicules spécifiques, nous collons davantage aux attentes des PME qui représentent la moitié de nos140 adhérents. Depuis cette réorientation stratégique, nous enregistrons d'ailleurs une belle progression des adhésions. Depuis la création du pôle en 2006, 63 projets ont été labellisés, dont 37 qui ont été financés à hauteur de 40M€ pour un budget global de 85M€. En 2010, 25 projets ont été labellisés, soit une hausse de 70% par rapport à 2009.
Quels sont les grands projets du pôle?
L'ambition d'ID4car est de faire émerger dans l'Ouest une
filière numérique dédiée aux véhicules. Pour cela, deux plates-formes d'innovation doivent voir le jour. La première, Cosyme sera consacrée à l'optimisation énergétique des véhicules. Cela concerne le secteur de l'automobile mais peut aussi intéresser les acteurs du nautisme et du machinisme agricole. Cosyme devrait s'installer au sein de l'IRT. La deuxième plate-forme de recherche industrielle, c'est 3Dmat. Elle vise à développer une filière de prototypage virtuel et sera localisée sur le site PSA de la Janais à Rennes. Pour chacune de ces deux plates-formes, l'investissement se monte à 2M€. L'autre enjeu, c'est de nous déployer au-delà de la région Ouest et d'étendre notre réseau à l'Europe en trouvant de nouveaux partenaires comme des clusters. Cela doit aussi nous permettre de trouver de nouveaux financements et donner plus de lisibilité à nos adhérents.
Pourquoi avoir choisi d'installer récemment le pôle au sein du Technocampus?
Le Technocampus, c'est une vitrine et nos adhérents peuvent aussi y trouver des compétences au niveau de l'allégement des véhicules. Il y a donc une vraie logique dans cette implantation. Pour nous, il s'agit aussi de marquer notre volonté de nous intégrer dans la filière R & D régionale. C'est aussi pour cela qu'il nous faudra prendre notre place au sein de l'IRT car nos problématiques sont différentes du secteur de l'aéronautique.
- TROIS QUESTIONS À