La Suède
Ce pays a une longue tradition en matière de formation des adultes. En dehors de l'offre des communes pour l'éducation de base aux filières postsecondaires non universitaires, la formation en entreprise s'est développée largement dès les années 1980, les employeurs intervenant pour 95% dans le financement. Elle se déroule souvent pendant le temps de travail, même si un droit au congé de formation est prévu dans la loi, depuis 1975. Pour réduire les inégalités d'accès à la formation suivant les niveaux de qualification ou les secteurs d'activités, le gouvernement met en application depuis janvier2002, des comptes individuels de formation. Les chômeurs de longue durée bénéficient d'un monitorat intensif, à plein-temps, dit garantie d'activité, jusqu'à ce qu'une solution leur soit trouvée, emploi ou formation.
Le Royaume-Uni
Outre-manche, la formation continue procède davantage d'une approche volontaire des employeurs que d'une réglementation de l'État ou de négociations entre les partenaires sociaux. La décision de poursuivre des études ou une formation étant à l'initiative de l'individu. Les pouvoirs publics en Angleterre, aux Pays de Galles, en Écosse et en Irlande du Nord ont défini des priorités, en particulier pour l'apprentissage tout au long de la vie et pour l'éducation des adultes. La stratégie écossaise "lifelong strategy for Scotland", par exemple, met l'accent sur la nécessité d'élargir l'accès à la formation pour tous les citoyens. Au Pays de Galles, le gouvernement souhaite diversifier les parcours de formation. Pour les demandeurs d'emploi, le gouvernement a mis en place en 2004 le "New Deal for Skills", ensemble de mesures destinées à aider les individus à développer les compétences dont ils ont besoin pour trouver et conserver un emploi durable et, s'ils sont peu qualifiés, à progresser vers un emploi plus qualifié. Il vise également à soutenir le développement des compétences professionnelles ou sectorielles.
Le Portugal
Dans ce pays, la formation professionnelle des adultes est dispensée par des organismes rattachés au ministère du Travail ou par d'autres ministères (Agriculture, développement rural et pêches, Industrie, Tourisme et Santé). Également par des entreprises et des associations patronales et syndicales. La politique de l'État en matière de formation professionnelle est menée par l'Institut pour l'emploi et la formation professionnelle (IEFP). Aucun texte ne fixe le montant des financements dûs par les entreprises au titre de la formation professionnelle mais depuis 2003, les employeurs ont l'obligation de former au moins 10% de leurs salariés permanents chaque année.
L'encyclopédie de la formation de Centre Inffo livre quelques exemples de pratique de la formation professionnelle dans d'autres pays de l'Union européenne.