Les amateurs de balles jaunes n'auront plus de terrain au Bois de Soeuvres à compter du 1er juillet. L'institution rennaise pilotée par Yves-Marie Nicolas, associé à François Piffard, qui compte plus de 300 licenciés et une école de 200 jeunes (CA : 1 M€), a cédé son fonds de commerce au Parisien Urban Football qui va transformer les huit courts intérieurs et deux extérieurs en terrains de foot synthétiques. Ouverture prévue cet automne. Investissement : 700 K€. Le parking sera aussi agrandi et le restaurant réaménagé. Le duo, qui reste propriétaire des murs, est en proie à « un gros manque à gagner » suite à des fermetures fréquentes liées à un problème de fuites en toiture. C'est un fonds d'investissement qui l'avait équipée en centrale photovoltaïque sur 3.000 m². Une procédure est en cours. « Cela fait deux ans que nous sommes en dommage ouvrage, explique Yves-Marie Nicolas. C'est l'un des plus gros clubs de Rennes qui ferme. » L'humidité est moins gênante pour le foot en salle ou soccer, très en vogue. Sur place, resteront les activités de fitness, natation, musculation et squash. « Urban Football reprendra tout le personnel (20 salariés) sauf les six professeurs de tennis », note Yves-Marie Nicolas. À la création de ce pôle sportif de 6.000 m², il y a 30 ans, on trouve notamment le patron de BTP Jean-Paul Legendre. Il a vendu ses parts en 2003 mais en garde un souvenir amer : « Financièrement, c'est mon plus gros échec. J'y ai perdu de l'argent pendant 20 ans. » L'investisseur rennais ne croit pas à ces loisirs, en concurrence directe avec des équipements publics accessibles gratuitement. Dans la métropole rennaise, les tennis privés se font d'ailleurs de plus en plus rares.
G.B.
LOISIRS Trente ans après sa création, le tennis s'arrêtera le 1er juillet au Bois de Soeuvres. L'institution rennaise sera remplacée par Urban Football qui investit 700 K€.