Comment amener des PME à réfléchir aux marchés de l'éolien offshore, qui n'existeront pas avant cinq ans? C'est toute la problématique de Jean-Claude Pelleteur, président de Néopolia. Le cluster nazairien est en train de lancer sa cinquième branche, Énergie Marine Solution, qui a vocation à réunir des PME intéressées par le marché de l'éolien en mer. Recensées par une étude de la Sem des Pays de la Loire, une quarantaine d'entre elles auraient aujourd'hui les compétences nécessaires pour se positionner sur ce business émergeant.
Deux locomotives régionales
Ces PME peuvent s'appuyer sur deux locomotives. D'une part, le port qui étudie les possibilités de dégager des terrains à Saint-Nazaire pour stocker, pré-assembler et charger les futures éoliennes. D'autre part, le chantier naval STX qui réfléchit à la construction de navires de pose ainsi qu'à la réalisation de grands ensembles mécano-soudés comme des plates-formes électriques et des fondations. Bien que nouvelles, ces activités présentent des synergies avec le savoir-faire actuel des chantiers. Pour Néopolia, il s'agit d'accompagner la stratégie de ces donneurs d'ordres. «Ce qui est lourd sera fabriqué le plus près possible des zones d'implantation», assure Jean-Claude Pelleteur. Pieds d'éoliennes soudés, fondations, plates-formes électriques sont pour le président de Néopolia des marchés sur lesquels les PME régionales doivent faire valoir leurs compétences. Tout comme sur celui des études de structures, liées à la mécanique, à l'électrique ou à l'électronique. Espérons que cette mobilisation régionale soit suffisante pour que l'industrie française, bien en retard par rapport à certains de ses voisins européens , puisse enfin glaner des parts de marchés en matière d'éolien.
Stéphane Vandangeon
Néopolia
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