Entreprendre : Réussir ses 100 premiers jours de repreneur

Entreprendre : Réussir ses 100 premiers jours de repreneur

Si reprendre une entreprise s'apparente souvent au parcours du combattant, l'épreuve ne s'arrête pas à la signature de l'acte d'achat. Les 100 premiers jours qui suivent sont une période cruciale pour la réussite du projet entrepreneurial. Voici comment bien les négocier

Trouver la perle rare, négocier son rachat, convaincre le cédant, réunir les financements, rédiger un business plan... La reprise d'une entreprise nécessite des mois d'efforts. Mais la signature de l'acte de rachat n'est qu'un début ! Dans l'entreprise, comme en politique, les 100 premiers jours d'un repreneur sont décisifs. Et les parties prenantes dans cette période capitale sont multiples : cédant, salariés, fournisseurs, clients... Toutes ces personnes vont examiner de près le repreneur qui se trouve alors placé sous haute surveillance. Si chaque reprise est un cas particulier, les spécialistes sont unanimes sur un point. La pire erreur serait d'arriver en terrain conquis. « Ce n'est pas parce que le repreneur a une grosse expérience du management qu'il va réussir dans ses fonctions de patron propriétaire. Il ne faut surtout pas arriver en roulant des mécaniques et tout bouleverser dans l'entreprise. La première étape est de se couler dans le moule, d'observer l'entreprise pour apprendre vite et bien son mode de fonctionnement, ses points forts et ses points faibles », analyse Michel Rollin, dirigeant de la société de conseil lyonnaise EmroConsulting et auteur du livre « Reprise-rachat. Les 100 premiers jours. Comment les réussir ? ».





« Il ne faut pas croire qu'on est légitime parce qu'on est le nouveau propriétaire de l'entreprise. Il faut faire preuve d'humilité, avoir un respect total pour ce qui a été fait auparavant et accepter de ne pas tout savoir », confirme Nadège Anselme-Giron, qui a repris la société Mecam 44, près de Nantes.




Une phase qui peut faire peur

Véronique Delannoy, directrice du Réseau Entreprendre Nord, estime pour sa part que « les 100 premiers jours sont une phase qui peut faire peur. Le repreneur doit tout voir mais ne pas essayer de tout faire sous peine de se mettre une pression folle et d'inquiéter les équipes ». Mieux vaut donc procéder par étapes : d'abord comprendre l'entreprise et son écosystème, puis analyser son fonctionnement pour ensuite préparer l'action. Voici cinq points clés à verrouiller pour aborder cette période critique avec les meilleures chances de réussite.