«Chez nous, c'est du concret: les accidents du travail ont été divisés par quatre en un an!» Marc Dubuc, directeur général d'Ista, est un ambassadeur convaincu de la démarche compétences. Le directeur de la structure de Saint-Barthélémy d'Anjou, dédiée aux travailleurs handicapés (230 salariés), avoue avoir évalué rapidement les résultats de la mise en place d'une démarche compétences. Le concept demeure encore abstrait pour les TPE et PME. «Il faut déjà accepter la venue d'un consultant, d'un oeil extérieur...», sourit Christine Pennin, elle-même consultante à l'Afpa à Angers.
Valeur ajoutée en interne
La démarche compétences est un outil de gestion des ressources humaines. Elle vise à limiter les ruptures professionnelles en impliquant les salariés dans l'élaboration de la stratégie de l'entreprise. «Il faut un climat social serein car c'est un processus collectif. Tout se fait en concertation avec les différents niveaux de l'entreprise. On mise sur la valeur ajoutée en interne. C'est une réponse aux enjeux de performance de l'entreprise qu'ils soient liés à la conquête de nouveaux marchés, à des problématiques de recrutement, à l'intégration d'une nouvelle technologie, ou à la crise», détaille Christine Pennin. Technologie, stratégie, adaptation des postes de travail, management, tous les thèmes peuvent être abordés avant de rédiger le plan d'actions final. Le processus peut s'étaler sur un an et demi et coûte environ 15.000euros. Persuadée du bien fondé de la démarche, et des accointances entre performance économique et bien être du salarié, la Maison de l'emploi d'Angers a décidé en 2007 d'être un prescripteur auprès des entreprises. Pour cela, elle propose de prendre en charge la moitié des coûts. Les OPCA des branches professionnelles peuvent également abonder financièrement. Dans l'agglomération, cinq entreprises ont franchi le pas (Open Portal, France Pal, Courant Corde et Process, Ista,). Des débuts timides mais encourageants selon ces professionnels. «C'était un virage important qu'il fallait prendre. On a été amené à créer un comité de direction pour professionnaliser le management», explique Nicolas Courant, de Courant Corde et process. Mais pour réussir, la recommandation est unanime et signéeFlorent Joliveau de France Pal: «Le projet doit être porté par le chef d'entreprise. Il doit être convaincu du bien fondé de la démarche, donner une vision stratégique, et partager les résultats avec ses collaborateurs»
Maison de l'emploi
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