Elections à la CCI de Nantes-Saint Nazaire : Jean-François Gendron répond à Jean-Marie Ravier

Elections à la CCI de Nantes-Saint Nazaire : Jean-François Gendron répond à Jean-Marie Ravier

Alors qu’un nouveau représentant de la CCI Nantes-Saint Nazaire doit être élu à l’issue des élections qui débutent le 20 octobre prochain, Jean-François Gendron prend la parole pour défendre son bilan. L’actuel président de la CCI Nantes-Saint Nazaire veut « rétablir certains points du débat qui ne sont pas exacts. » Il répond notamment aux critiques émises par Jean Marie Ravier, candidat de la liste alternative.

Les deux candidats, Yann Trichard, candidat soutenu par le Medef, la CGPME et l’UPA, et Jean Marie Ravier, qui présente une liste alternative, ont un point commun dans leurs programmes. L’emploi est une priorité pour eux.


Oui, je veux préciser que l’on est déjà dans l’action au quotidien pour faire entendre la voix du monde économique. Sur l’emploi, on est le deuxième acteur après l’Education nationale. On forme 1900 apprentis par an, 98% trouvent un travail à la sortie. On est les premiers à demander des nouvelles ouvertures de sections d’apprentissage mais ce n’est pas nous qui décidons in fine. Il faudrait arrêter d’ouvrir des sections d’apprentissage « psy » ou « theodule », qui ne mènent pas à l’emploi. Tous les jours on se mobilise pour l’emploi mais on ne peut pas y arriver tout seul. Par exemple, avec le département, on a constaté qu’il y avait 29 000 allocataires du RSA en Loire Atlantique. Parmi eux, 7000 auraient le potentiel pour retrouver un emploi tout de suite. Mais sur ce point, on ne peut pas agir seul.


La CCI est-elle riche, comme le sous-entend Jean Marie Ravier ?

J’invite Jean-Marie Ravier à étudier nos comptes. Le budget total de la CCI Nantes-Saint Nazaire est de 31,7 millions d’euros. 50% du budget provient de la taxe des entreprises, une part qui est déjà en baisse de 37% sur les 3 dernières années. Le reste vient de la gestion de nos fonds propres et de nos équipements. Dans ce cadre-là, on ne peut pas vendre la FNAC. Cela nous permet de financer une partie de nos actions pour les entreprises. Je veux rappeler qu’il est déjà compliqué d’équilibrer les comptes étant donné les baisses drastiques des dotations de l’Etat.

Sur les infrastructures, Jean Marie Ravier fait part de plusieurs propositions pour désengorger le trafic.

Sur ce point ausi, on intervient aussi au quotidien. On travaille notamment sur une liaison ferroviaire entre Rennes et Nantes. On tente aussi de trouver une solution pour le franchissement de la Loire, j’avais déjà, il y a quelques années maintenant, proposé de construire un pont levant au pied du Pont de Cheviré mais le département n’a pas validé cette proposition.

Vous allez quitter bientôt la tête de la CCI, dans quel état d’esprit êtes-vous ?


J’en ai gros sur le cœur d’arrêter ma mission mais je suis dans les starting block pour les élections régionales. Je me présente à l’élection de la CCI Pays de la Loire qui aura lieu le 7 décembre prochain.