Spécialisée dans le transport de courants de forte intensité, E.Itec est constituée de deux divisions principales: arc.itec pour l'étude et la fabrication de câbles refroidis par eau pour la sidérurgie, la fonderie, la verrerie...; et itec.bar pour les gaines à barre destinées à l'industrie et au tertiaire. Si, depuis 2000, date de la création de l'entreprise par les 3 associés, (Jean-Noêl Cornut, Yves Salavagione et Hervé Ducreux), ces deux pôles s'équilibrent, leur spectre de clientèle est totalement différent. Le premier exporte 95% de son CA, le second seulement 20%.
Compenser la crise
«Sur arc-itec, nous travaillons pour les grands donneurs d'ordre mondiaux. Avec la crise, cette année, nous ressentons un fléchissement certain. Pour compenser, nous allons essayer de développer itec.barà l'international en s'appuyant notamment sur notre réseau», annonce Jean-Noêl Cornut. Objectif: porter la part de l'export d'itec.bar à 40%. «C'était déjà dans les tuyaux, mais en raison de la crise, on va mettre cette stratégie en oeuvre plus rapidement», poursuit Jean-Noêl Cornut. «Les gaines à barres ont un potentiel intéressant. Cette année, sur cette division, nous sommes même au-dessus de nos prévisions». Au-delà de ce développement à l'étranger, E. itec est à la recherche de nouvelles opportunités d'ici à fin 2010: «Il s'agira soit d'un marché complètement différent, soit d'une activité nouvelle. Nous voulons, pour être stable, pouvoir nous reposer sur trois activités de base». En réalité, E. itec dispose déjà d'une troisième division baptisée indus.itec. Spécialisée notamment dans les câbles souples et les connexions mécano soudées, elle réalise une forte marge mais est gourmande en personnel. Ce qui n'est pas vraiment du goût des trois associés. Pour eux, pas question de grossir. «Nous voulons rester une petite structure, humaine, où l'intégration de chaque salarié est très importante», justifie Jean-Noël Cornut.
- CA 2008: 6,5M€ - Effectif: 25 salariés - www.eitec.fr
Après avoir investi 2M€ dans ses nouveaux locaux inaugurés en juin dernier, au Chambon-Feugerolles, E.Itec jongle entre ses deux activités principales (les câbles refroidis par eau et les gaines à barres) pour assurer, malgré la crise, son développement.