C'est certainement le changement le plus marquant : après la catastrophe de Fukushima, EDF veut casser définitivement l'image qui colle au nucléaire. «Nous n'avons rien à cacher», a répété à de multiples reprises Stéphane Dupré-la-Tour, le directeur du centre nucléaire de production électrique de Cattenom. La traditionnelle présentation des résultats de l'entreprises s'est transformé en une séance d'anticipation, menée essentiellement par la presse allemande et luxembourgeoise, à laquelle s'est pliée Stéphane Dupré-la-Tour. «Et qu'est-ce qui se passerait si un 747 tombait sur un réacteur ? Et deux avions?» «Dans ce cas, on ne peut pas garantir l'intégrité totale du bâtiment réacteur», admet le directeur de la centrale. Des questions qui ont relégué au second plan les chiffres de l'année 2010 : avec 35 milliards de kWh, Cattenom est le deuxième plus gros producteur d'électricité derrière la centrale de Gravelines (Nord). Après les remontrances de l'ASN sur l'exercice 2009, la centrale a travaillé sur le taux de fréquence des accidents du travail pour atteindre le chiffre de 4,33. Autre donnée, EDF a payé 39M€ à des entreprises locales pour des opérations de maintenance.
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