Tandis qu'à l'autre bout du département, à Plouray, un projet de centre d'enfouissement suscite la controverse
(*), l'Ecosite de la Croix Irtelle continue pour sa part de se fondre dans le paysage. Son propriétaire, le groupe de travaux publics Charier, a investi près de 8M€ dans ce site depuis sa création. Avant que n'y soit traitée la première tonne de déchets en 2003, il aura fallu vaincre les réticences du voisinage.
Clientes? Les entreprises
Le site traite chaque année 57.500 tonnes au titre de l'installation de stockage de déchets non dangeureux, en provenance des principaux industriels du Morbihan. «L'idée est d'être acteur dans l'exploitation d'installations classées pour nous ou le compte de clients», explique Sébastien Raimbault, directeur du pôle Ouest déchets chez Charier. Les déchets sont stockées dans de gigantesques alvéoles, véritables répliques du grand Canyon de trente mètres de profondeur, dont le coût peut avoisiner le million d'euro. Ici, un faucon ou une buse créent un ?climat d'insécurité? destiné à faire fuir mouettes et goélands. L'autorisation du site court jusqu'en 2020-2025 mais Charier devra assurer un suivi pendant encore une trentaine d'années. L'Ecosite sera alors redevenu une lande.
Directeur : S. Raimbault. Effectif : 20 personnes. CA 2008 : 5,3 M€. Tél. : 02.97.67.29.02. (*) 2,7 M€ par an viennent aussi d'être débloqués par l'Ademe pour un plan déchets bretons.
L'Ecosite de la Croix Irtelle poursuit sa paradoxale croissance.