À l'heure où l'on évite au maximum les contacts superflus de peur de propager une grippe arrivée du Mexique, le projet Econotic tombe à pic. Econotic comme économie, écologie et nouvelles technologies. Un projet qui défend une méthode alternative aux déplacements professionnels, et rend plus efficace les réunions, formations et circulations de l'information. Histoire de prouver aussi qu'on peut s'organiser différemment pour gérer une entreprise depuis la province. Autour du projet Econotic gravitent la Drire, ITS Bretagne (Intelligent Transports Systems, association soutenue par le conseil général des Côtes d'Armor), le laboratoire scientifique brestois M@rsouin, la société vannetaise spécialiste des téléservices Catel, le cluster eTic du Morbihan, ainsi que deux dirigeants d'entreprises vannetais séduits par le concept: Laurent Sanchez (Socomore, groupe Méaban) et Franck Delalande (Vénétis). Budget du projet: 80.000€ (dont soutien de la Drire, 45.000€, et Ademe Bretagne, 25.000€).
Expérimentation dans dix entreprises bretonnes
Spécialiste des téléservices, la société vannetaise Catel possède la maîtrise de la visioconférence et espère répandre son concept aux quatre coins de la Bretagne. «Le principe du téléservice permet de gagner du temps, d'éviter des déplacements qui engendrent fatigue, risques d'accidents et coûts de transports et par-là même de respecter l'environnement», explique Pierre Traineau, directeur. Dès fin octobre, dix entreprises bretonnes seront sélectionnées pour l'expérimentation Econotic dans le tertiaire, l'agroalimentaire et l'industrie. Des PME et des TPE qui travaillent à l'export, développent des relations avec d'autres départements français, ou sur un même territoire, ou ont des bureaux à Paris. «Pour les entreprises en réseau sur un même département ou sur une région, la visioconférence va ouvrir des portes», commente Franck Delalande, directeur du groupement d'employeurs Vénétis. Et aussi conforter une présence en région. «L'implantation de certaines entreprises est parfois remise en cause en raison de l'éloignement des centres de décisions», ajoute Jean-Louis Campy, référent du cluster eTic dans le Morbihan. Grâce aux téléservices, la Bretagne se rapproche de Paris.
Mixer les usages
Laurent Sanchez, directeur de Socomore, admet que la problématique des échanges est prégnante dans son entreprise aux relations internationales. «Nous avons 15 vendeurs dans le monde qui se voient une fois par an. Nous devons diffuser de l'information vers eux et avons des soucis de formations. Les séances plénières sont trop chères et trop compliquées à organiser», explique-t-il, préférant mixer différents usages. «La visioconférence, la plateforme collaborative sur le web et les relations face à face sont complémentaires», assure-t-il. L'IST de Bretagne réalisera une étude d'impact sociologique de l'utilisation de ces nouveaux outils et tentera de chiffrer les économies réalisées sur les déplacements. Les résultats seront connus au printemps prochain.
Contact Econotic. Pierre Traineau, Catel à Vannes. Tél.: 02.97.68.14.03.
Économiser du temps, de l'énergie et des coûts de transports. Tels sont les enjeux du projet Econotic, en faveur des téléservices, auquel se sont associées entreprises du bassin vannetais, Ademe, Drire et laboratoires de recherche bretons.