Cinq conseillers spécialisés accompagnent les candidats à l'entrepreneuriat dans leurs démarches économiques, juridiques et administratives. Des formations leur sont financées et ils reçoivent 15.000€ de prime à la création. Dix-huit ont été, jusqu'à présent, au bout de leur projet, dans des domaines très variés: transport, librairie, école de peinture, mandataire judiciaire, énergie renouvelable, exploitation agricole...
Des franchises
Plusieurs ont choisi la franchise, comme Hugues Comte qui a ouvert une enseigne Cartridge world (rechargement de cartouches d'encre, jet d'encre et laser) à Nancy. Les primes versées par Michelin (licenciement et création) ont aidé au financement des 150.000€ investis dans l'affaire, entre ticket d'entrée (30.000€ plus 9% du CA), pas de porte et travaux. Le Lorrain a apprécié «le confort de recherche et les conseils» reçus au sein des Ateliers de transition professionnelle (ATP). Il a même embauché un salarié, ancien collègue de Kléber. Autre franchisé, Ozen Senyurt, 30ans, a installé un Mobile hut à Toul. Avec un investissement minimum (25.000€), sans ticket d'entrée et en déclarant ne devoir verser que 350€ HT par mois au franchiseur, mais avec un business plan de 350.000€ la 1re année, le chef d'entreprise apprécie d'avoir été «bien guidé» aux ATP.
Formations labellisantes
Pascal de Deus, qui a passé 18 ans chez Kléber, était déjà préparé à l'entreprenariat menant de front emploi salarié et son EURL d'électricité générale depuis 6 ans. «J'avais senti le vent tourner», confie-t-il. Il a investi la prime de création en fonds de roulement et dans l'achat de matériel. Les ATP ont été pour lui une source de «soutien moral» et d'opportunités, puisqu'il a pu y suivre deux formations d'éco-artisans. Sa société, Nouveleco, basée à Varangéville, s'est tournée naturellement vers les énergies renouvelables. Dernier exemple, Didier Macé, 37ans, qui a créé le 4décembre Trans élite 54, à Toul, SARL de transport de colis. Lui aussi a suivi deux formations grâce aux ATP, dont celle lui permettant de transporter des matières dangereuses. Un bémol cependant: la disponibilité des conseillers, qu'il aurait aimés plus présents. Son business plan prévoit un CA de 52.000€ pour sa 1reannée d'exploitation.
Parmi les 826 salariés de Kléber, 62 ont choisi la voie de la création d'entreprise.