Qu'est-ce qui vous a motivé à rentrer au Medef?
J'ai toujours eu envie d'être utile, d'être au service d'un territoire, des entreprises, des professionnels. En devenant délégué général du Medef, je me mets au service des entreprises et de leurs représentants: le conseil d'administration et son président. Mon rôle est de mettre en pratique les orientations définies par le CA, mais je me dois également d'être force de proposition. C'est un rôle que j'ai finalement toujours eu avec les chefs d'entreprises.
C'est-à-dire? Quel a été votre parcours?
J'ai pratiqué pendant ces 10 dernières années une double activitéen temps partagé dans le domaine du conseil, de l'accompagnement et de la formation en entreprise: en tant que directeur dans une entreprise de bâtiment puis une société de conseil en Industrie, et parallèlement, en tant qu'indépendant dans des missions d'accompagnement stratégique et opérationnel de dirigeants. À partir de maintenant je vais me consacrer au Medef, dans le temps et dans l'esprit.
Quels messages souhaitez-vous faire passer?
Le Medef n'est pas un mouvement de patrons mais un mouvement d'entreprises, composées d'hommes et de femmes. Il faut sortir de cette vision binaire «patron/salariés» et arrêter d'être dans la confrontation. Je crois sincèrement que le principal axe de progrès dans une entreprise, ce sont les salariés. C'est d'ailleurs pourquoi nous souhaitons travailler avec l'ensemble des acteurs économiques, politiques et institutionnels sarthois, dont les organisations professionnelles de branche. Nous souhaitons par ailleurs effectuer un rapprochement entre le monde de l'éducation, de la formation et celui des entreprises comme le montre la dernière campagne du Medef (lire ci-dessus).
Propos recueillis par D.T.
Le 1erseptembre, Jean-Luc Catanzaro a pris la suite de Dominique Montreuil en devenant délégué général du Medef.