Hervé Le Jeune, délégué général de l'UE35*, et son vice-président Bruno Cressard (en photo) en charge de l'économie, de la compétitivité et de l'attractivité du territoire font partie de la délégation d'une vingtaine d'entreprises qui accompagne actuellement le président du Medef Pierre Gattaz, à Londres. Objectif : comprendre le Brexit, mieux l'appréhender et détecter les opportunités qui en découleront. Le business actuel de la France outre-Manche est estimé à 113 milliards d'euros et dans l'autre sens à quelque 80 milliards.
Pragmatisme British
Durant ces deux jours de visite, la délégation a visité le Stock Exchange, la bourse de Londres, accueilli par son directeur Xavier Rolet, un Français ! Puis, Pierre Gattaz a déjeuné avec son homologue britannique. Observateur privilégié de ces échanges, le duo breton analyse : "Le pragmatisme anglais est à l'action ! Ils prennent acte du vote et sont en train de tout faire pour que le Brexit ait le moins de conséquence négatives possibles pour leur économie. Les chefs d'entreprise anglais veulent conserver leurs positions, sans perdre de marchés. Ils savent que ça va être compliqué... On sent une anxiété dans les milieux d'affaires. Notre carte à jouer, c'est de faire également preuve de pragmatisme", ajoute Bruno Cressard.
(*) Mi-octobre 2016, une délégation de 150 dirigeants bretons se rendra également à Londres, à l'invitation de l'UE35.