Juin2010. L'ancien député Pierre Cardo préconise dans le rapport qu'il remet à Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie, l'installation d'une activité de déconstruction de navires à Bassens. Depuis, rien... «Le sujet est toujours d'actualité, déclare Christophe Masson, directeur du Grand port maritime de Bordeaux. Même si la forme de radoub de Bassens se prête effectivement à de la déconstruction de navires, quelques points sont à parfaire. Il faut notamment que cette nouvelle activité ne soit pas pénalisante pour l'entretien de la drague, qui s'effectue sur une durée d'un mois à un mois et demi chaque année dans la forme de radoub. Et il faut trouver une zone de stockage des navires». La déconstruction d'un bateau peut durer entre 2 et 9 mois et le Port de Bordeaux doit trouver un emplacement où faire patienter les navires à déconstruire. Le Port de Bordeaux dialogue avec la préfecture d'Aquitaine pour trouver des solutions. «Nos discussions devraient aboutir et, si tout se passe bien, l'activité pourra débuter dans un an ou deux». Derichebourg environnement et RIC environnement, filiale de Veolia, sont intéressés pour assurer la déconstruction de navires à Bassens.
Environnement La mise en place d'une filière de déconstruction de navires à Bordeaux tarde à voir le jour. Quelques difficultés doivent encore être réglées.