Débat : Eugène Caselli face au monde économique

Débat : Eugène Caselli face au monde économique

Eugène Caselli, président de Marseille Provence Métropole (MPM), a débattu le 3avril dernier avec les principaux représentants du monde économique local. Au programme, notamment: les problématiques des transports et des déchets.

«Il est nécessaire pour le monde économique de s'associer, afin d'être davantage écouté de la sphère politique», a estimé Stéphane Bessis, président du Centre des jeunes dirigeants d'entreprises (CJD) de Marseille. Un voeu partagé par Stéphan Brousse, président de l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13) et Gérard Mongereau, président de la CGPME 13, qui ont accepté de débattre avec Eugène Caselli, président de MPM, sur des sujets sensibles, liés de près au monde de l'entreprise. La problématique des transports, tout d'abord. Pour Stéphan Brousse, «la création d'un syndicat mixte des transports en commun est une très bonne décision», ce dont s'est félicité Eugène Caselli, qui voit dans ce système de gouvernance commune «un formidable outil de développement, qui permet au territoire de se projeter dans les dix années qui viennent», même s'il regrette la décision de la Communauté du Pays d'Aix de ne pas y adhérer. «Ce syndicat mixte est un premier poing enfoncé dans la citadelle du "chacun pour soi", et il faudra aller plus loin, en fusionnant les communautés urbaines, sur un principe de métropolisation».




Gestion des déchets

Concernant la gestion des déchets, Eugène Caselli a rappelé les grandes lignes de sa politique: «Aujourd'hui, personne ne veut de décharge sur sa commune, et d'autres ne veulent pas d'incinérateur. Sur ce point, il a fallu traiter le problème de la manière la plus efficace possible. Nous avons choisi de baisser la part d'incinération de 67% à 43%, et d'accroître la part de méthanisation. Bien entendu, cela ne règle pas le problème des déchets de l'ensemble du département. Il nous faudra faire encore beaucoup d'efforts de pédagogie pour obtenir un tri sélectif performant». Une politique qui se retrouve désormais sur le terrain, avec la création d'une police de la propreté qu'Eugène Caselli n'entend pas comme une "mesure gadget". Ce que confirme Gérard Mongereau: «Le tissu commerçant marseillais a besoin d'une cité propre. Cette mesure était nécessaire pour rendre ce civisme dont la ville manque...»