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ean-Luc France, quel est actuellement le plan de charge de DCNS Indret ?
« À Indret, DCNS conçoit, fabrique, teste et entretient des équipements liés à la propulsion, nucléaire ou conventionnelle, et au système d'énergie, de bâtiments de surface et de sous-marins. Aujourd'hui, la moitié du plan de charge du site, ce sont les sous-marins Barracuda pour la marine nationale. Nous réalisons l'appareil propulsif, nucléaire, et la chaufferie, l'ensemble étant assemblé à Cherbourg. DCNS réalise six sous-marins. Le premier a été mis en chantier il y a trois ans le sixième sera livré en 2029. Nous travaillons également sur le système propulsif des frégates Fremm. On en a fait six, il nous en reste cinq à réaliser. Pour le calendrier, nous sommes dans l'attente de la loi de programmation militaire.
DCNS ne travaille pas non plus uniquement pour la Marine Nationale ?
« Le groupe veut doubler de chiffre d'affaires entre 2010 et 2020. Et cela passe par le développement de l'activité à l'international, qui représente, au niveau du groupe, un tiers du chiffre d'affaires. Nous fabriquons ainsi des échangeurs pour les sous-marins d'attaque de la Royal Navy. Nous avons également livré des systèmes de propulsion pour des sous-marins conventionnels en Malaisie. D'autres équipements sont en cours de fabrication pour le Brésil ou l'Inde. Nous avons d'autres projets, en particulier en Asie, où il y a actuellement de la demande.
En termes d'emplois, comment peut évoluer le site d'Indret alors que le groupe entend doubler de taille ?
« Depuis cinq ans, nous avons augmenté l'effectif d'une centaine de salariés, DCNS employant aujourd'hui 1.100 collaborateurs à Indret. Sur deux ans, le plan de charge est là. Nous allons déjà remplacer les départs. Après, comment évoluera l'effectif ? En tout cas, on ne sera pas moins nombreux.
Au niveau des investissements, que prévoyez-vous à Indret ?
« On maintient le rythme. On ne communique pas sur les montants, mais cela se chiffre en millions d'euros. On va investir dans des machines d'usinage et de chaudronnerie de grande dimension, dans la sécurité et l'environnement ainsi que dans les infrastructures.
Où en êtes-vous au niveau des énergies marines renouvelables ?
« En matière d'énergie thermique des mers, un prototype est en cours d'essais à La Réunion. Une équipe d'Indret travaille également en R & D sur une partie d'une nacelle pour l'éolien flottant. »
DCNS Indret
(La Montagne)Directeur : Jean-Luc France1.100 salariés02 40 84 85 00