Vincent Laizé
Directeur de la Cuma Bretagne Ille Armor
Quelle est la logique de cette fusion entre les Cuma 22 et 35 ?
Les deux départements ont un profil agricole assez proche avec des problématiques communes. D'autres territoires sont déjà allés dans ce sens, comme la Basse-Normandie ou les Pays-de-Loire. Le fait que j'assure depuis six ans la direction des deux fédérations contribue grandement à ce rapprochement. Il fallait juste poser les bases de la mutualisation. En 2009, nous avions échoué à nous unir à quatre avec le Finistère et le Morbihan. Nous reprenons le processus à deux pour l'instant.
Que représente aujourd'hui cette nouvelle entité ?
Nous fédérons près de 95 % des coopératives de matériels agricoles des deux départements, soit 360 adhérents qui réalisent un chiffre d'affaires consolidé de 32millions d'euros pour 180 salariés permanents. L'équipe de la Cuma Bretagne Ille Armor est de 19 collaborateurs pour un budget annuel de 800.000euros. Outre développer le réseau, notre mission est notamment d'accompagner nos adhérents au niveau des choix techniques de matériels, de leur utilisation,etc. Les échanges de pratiques vont être renforcés par cette fusion. Sans pour autant perdre en proximité avec le terrain, la base de nos métiers.
Quel est le potentiel de développement ?
Seul un agriculteur sur deux est adhérent à une Cuma. À l'heure de la concentration des exploitations, nous avons une carte à jouer d'autant que les niveaux d'investissements sont de plus en plus élevés. Cumulés, nos 360 adhérents investissent 16millions d'euros en achats de matériels agricoles tous les ans.
- TROIS QUESTIONS