Certes le début d'année est économiquement morose. Et la visibilité plus que réduite. Surtout pour les sous-traitants travaillant en partie avec le secteur automobile, comme CTCI, à Singrist, spécialisée dans l'activité blister, conditionnement alimentaire et thermoformage. Pour autant, la stratégie de David Leleu, son P-dg n'est pas de faire l'autruche en attendant des jours meilleurs. «Tout en limitant l'impact de la crise sur notre activité, il faudra saisir les opportunités créées par les fermetures de certaines entreprises». Même si la priorité reste à la consolidation des efforts entrepris ces dernières années.
Réorganisation drastique
Car après des années fastes, la société, a été touchée de plein fouet par l'émergence de la concurrence des pays de l'Est et d'Asie, couplée à une pression accrue des prix, à partir des années 90. «L'entreprise a enregistré ses premières pertes en 98. Les années suivantes ont été pour nous un avertissement, souligne David Leleu, qui a pris la succession de son père au creux de la vague, en 2000. On a perdu cette année-là de gros clients.» C'est au prix d'une réorganisation drastique de la production et des effectifs que CTCI a remonté la pente. «L'entreprise avait connu une croissance trop rapide, estime David Leleu. Nous sommes passés d'un effectif de 140 à 70 personnes. Nous avons travaillé à l'optimisation des process, et à la mise en place d'un système informatique innovant. Et décidé de sous-traiter tout ce qui ne concernait pas notre coeur de métier, dont l'outillage, auparavant réalisé en interne. Nous avons enfin mis en place une vraie démarche commerciale.» Pour se démarquer de ses concurrents, CTCI mise sur sa réactivité, la fiabilité du service et la complexité des pièces proposées. «On est en recherche d'améliorations permanente.»
Des produits plus complexes
Pour rester concurrentielle, la société recentre ainsi son activité sur le thermoformage, tout en maintenant les autres activités. «L'idée est de faire évoluer l'entreprise de la sous-traitance à des produits plus élaborés, des solutions de plus en plus complètes afin de les commercialiser directement». L'année dernière, CTCI a investi plus de 10% de son chiffre d'affaires dans des équipements de pointe, «allant au-delà des besoins actuels». De quoi être prêt à rebondir, dès qu'une embellie économique pointera son nez.
Touchée par l'émergence des pays de l'Est et une pression accrue sur les prix, CTCI, à Singrist, se recentre sur son coeur d'activité, le thermoformage.