Crise : Agences de communication et annonceurs contraints de s'adapter à la conjoncture
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Crise : Agences de communication et annonceurs contraints de s'adapter à la conjoncture

Crise oblige, les entreprises surveillent de près leur budget communication et l'impact des campagnes.

Le constat est unanime. Avec la crise qui touche pratiquement tous les secteurs d'activité, l'exigence est de mise. «Les clients attendent davantage de retour sur les investissements qu'ils veulent analyser au mieux», confie Jean Dagré, directeur et fondateur de Dagré Communication basée à Strasbourg. «Ils souhaitent une vraie expertise au quotidien», ajoute Michel Legros, directeur général d'Idaho implantée à Strasbourg et Mulhouse. Comment se traduit cette exigence ? «Les annonceurs préfèrent des opérations de marketing direct pour lesquelles ils obtiennent des résultats visibles», explique Jean-Luc Kopp, président fondateur d'Eurostratège située à Strasbourg et Colmar. Ce que confirme Jean Dagré qui, de plus en plus, réalise des offres promotionnelles (courrier, web) au détriment des campagnes images délaissées par les entreprises. «Cette période difficile pour nos clients a permis de renforcer notre relation avec eux. Ils tiennent davantage compte de nos conseils. Nous avons donc lancé depuis un mois une nouvelle méthode de travail pour nous adapter à cette période de crise», indique Frédéric Marquet, directeur associé d'Idaho. Le «Bon sens de la pub» met l'accent entre autres sur «les canaux de communication les plus courts comme le marketing direct, l'affichage ou le web». «Impossible de dire de combien un budget communication est augmenté ou baissé. Parfois, il n'est pas restreint mais ventilé différemment et lorsqu'il est renforcé, c'est seulement très léger», détaille Jean Dagré. Du côté d'Eurostratège, la grande majorité des clients ont un secteur d'activité - tourisme et biens d'équipement de la maison - qui reste encore épargné par la crise. «Les entreprises qui ont un budget communication supérieur à 100.000euros vont parfois le renforcer. Les autres, dont le budget est inférieur, peuvent, ou non, le réduire», constate Jean-Luc Kopp. «Certaines comme les institutions ont tendance à réduire cette enveloppe. C'est un tort puisque les entreprises qui auront investi aujourd'hui seront celles qui en profiteront le mieux lors de la reprise», analyse Frédéric Marquet. Mais comme le précise Jean Dagré, «quel que soit le secteur d'activité, le réflexe est de serrer les budgets et de vendre autant, voire plus. Cela reste une équation difficile à résoudre».

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