La problématique. Madriam. «Il y a deux m pour montrer qu'on a bien les pieds sur terre. Ma et am encadrent le mot pour lui donner toute sa rondeur. On évoque l'âme pour véhiculer la sensibilité de notre entreprise. Ce nom reflète bien notre activité et notre savoir-faire dans le domaine de l'événementiel musical.» Pascale Amiot, gérante de l'agence lyonnaise, évoque son nom avec fierté. Et pour cause. Il a fait l'objet d'une démarche bien avant sa création. «Nous n'avions pas de budget pour déléguer la création de notre nom, se souvient-elle. Alors nous avons fait appel à Pierre Chanut de Nymeo. Il nous a accompagnés durant une journée pour créer notre nom.» Quinze artistes qui appartiennent à l'entreprise ont participé à l'aventure. Ils ont parlé de leur métier, de leur projet, de leur vision de l'entreprise. Sous forme de jeux, Pierre Chanut a fait sauter les verrous de la créativité et les a plongés dans l'imaginaire pour aboutir à la création de cinq noms. «Après le filtrage pour valider leur disponibilité, je me suis entretenue avec Pierre Chanut à trois reprises pour aboutir à la création de Madriam.» L'avis de l'expert. Spécialisé dans la création de noms depuis plus de 25 ans, Pierre Chanut a créé Nymeo à Lyon en 2006. Il se positionne sur deux segments: l'étude marketing des marques et la création de noms d'entreprises, de produits, de concepts... «Ce qui n'est pas nommé n'existe pas, affirme le spécialiste. Le nom de marque est fondamental d'autant plus que c'est un domaine difficile à faire évoluer au contraire d'un logo ou d'une charte graphique.» Pour le dirigeant, la priorité est de bien connaître sa cible et de se projeter. «Faire appel à un accompagnement externe permet de se détacher de l'affectif et d'élargir le vocabulaire interne de l'entreprise». Tous les noms fonctionnent, selon Pierre Chanut. «Si l'on donne un nom issu d'un mot existant, il est facilement acquis par le public mais il faut le remplir de nouveauté. Si c'est un nom créé de toutes pièces, il sera déstabilisant, il faudra donc le remplir de sens.» Viennent ensuite les questions de disponibilité, de dépôt et les aspects juridiques. «Il faut connaître son marché pour ne pas nommer une entreprise ou un produit comme celle ou celui de ses concurrents, poursuit Pierre Chanut. Et enfin pensons d'emblée à l'international si c'est la stratégie de l'entreprise. Un nom mal choisi quand on franchit les frontières peut remettre en cause la réussite d'un projet.» www.madriam.com, www.nymeo.com
- LE CAS DE COM'