Créa : La pépinière d'entreprises relativise la crise
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Créa : La pépinière d'entreprises relativise la crise

Créa, pépinière d'entreprises de Ploemeur, essaye de négocier le tournant de la crise dans la sérénité.

«On voit déjà depuis six mois beaucoup de retards de paiement, les délais se sont sensiblement allongés, il y a une difficulté à se faire payer dans les temps», constate Yannig Livory, dirigeant de la pépinière d'entreprises du Parc Technologique de Soye, à Ploemeur. «Comme nos entreprises sont des petites structures aux réserves financières fragiles, nous avons un peu tendance à assurer leur trésorerie. Mais il ne faudrait pas que cela concerne plus de cinq, six entreprises.»




«La crise, on en parle depuis 20 ans»

«On aura une meilleure visibilité sur les conséquences de la crise à la fin du premier trimestre 2009, avec deux options qui se profilent: soit les grandes entreprises réduisent leurs effectifs pour faire de plus en plus appel à des sous-traitants, soit elles suppriment au contraire les prestations extérieures et se recentrent sur elles-mêmes.» Pour autant, Yannig Livory n'entend pas noircir le tableau. «La crise, après tout, j'en entends parler depuis 20 ans, depuis que je travaille. Et puis, j'ai l'impression que certaines grandes entreprises l'utilisent actuellement comme prétexte pour dégraisser. De nombreuses plus petites structures se portent très bien mais celles-là, on ne les voit pas dans les médias.» La pépinière de Ploemeur a en tout cas accueilli onze nouvelles sociétés en 2008, dont sept créations. Au total, elle regroupe actuellement plus de 40 entreprises sur trois bâtiments, soit l'équivalent de 150 emplois. «Nous abritons beaucoup d'entreprises de service», rappelle Yannig Livory. Le chiffre d'affaires de la SA Créa est passé de 371.500€ en 2007 à 400.000€ en 2008, selon Yannig Livory. Dotée du statut de SA, atypique pour une pépinière, elle a pour actionnaire principal à près de 40%, l'Audélor, l'agence d'urbanisme et de développement économique du pays de Lorient. Les 60% restants étant détenus par un actionnariat très dilué (banques, experts comptables...), reflet du paysage économique local. «Notre pourcentage de rentabilité est à deux chiffres mais la vocation de la pépinière n'est pas de rémunérer les actionnaires. Tout ce qu'on dégage, on le réinvestit, notamment en formations, sur la loi fiscale, le commercial, la résolution des problèmes bancaires...». Un module d'accompagnement se met ainsi en place en 2009 pour une dizaine de jeunes entreprises de la pépinière.

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