Pendant près d'un siècle de 1906 à 2004, l'usine de la Cornubia située quai de Brazza à Bordeaux, a produit de la bouillie bordelaise, utilisée comme fongicide dans le secteur de la viticulture notamment. En 2004, l'entreprise est placée en liquidation judiciaire et l'usine fermée laissant le site à l'abandon. Or la législation française prévoit qu'un industriel a obligation de remettre en état le site après exploitation mais le mandataire judiciaire nommé à l'époque, Maître Christophe Mandon, n'a pu effectuer l'entièreté de ces travaux faute de moyens.
Peut-être un repreneur le 20avril
«L'État a pris ses responsabilités dans le cas d'un responsable défaillant», a expliqué le préfet Patrick Stefanini lors d'une visite du chantier de mise en sécurité de l'usine de la Cornubia, et a mandaté l'Ademe qui assure depuis janvier la maîtrise d'ouvage.» Les travaux qui s'élèvent à 620.000euros consistent au désamiantage du site, à la démolition des bâtiments qui menaçaient de s'effondrer et à l'évacuation de 300t de déchets (ferraille, bois, sulfate de cuivre, soude.... ) . «Nous mettons en sécurité le site a précisé Jean-Louis Bergey, le directeur régional de l'Ademe mais il ne s'agit pas d'une dépollution. Nous faisons les travaux urgents pour limiter l'impact sur l'environnement mais s'il devait y avoir dépollution des sols notamment, cela incomberait aux futurs propriétaires selon son projet.» Justement, les repreneurs potentiels du site ont jusqu'au 20avril pour déposer leur offre. «Je n'ose imaginer qu'il n'y ait pas de repreneur», a déclaré le mandataire Christophe Mandon.
Chimie L'Ademe, missionnée par l'État, réalise actuellement des travaux de mise en sécurité du site de production de bouillie bordelaise abandonné, depuis 2004.