Copex : Israël en ligne de mire
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Copex : Israël en ligne de mire

MORBIHAN Très actif à l'export, l'expert en presses et cisailles Copex à Caudan a un marché en vue en Israël. Pas question de rogner pour autant ses marges.

La nouvelle presse cisaille Lidex de la Copex a rencontré son public au Royaume-Uni. Désormais, son P-dg Frédéric Malin a Israël dans le viseur. Une délégation de clients Israéliens potentiels vient d'ailleurs d'être reçue dans les locaux de la Copex à Caudan. «Nous avons une très bonne réputation en Israël», souligne Frédéric Malin. «Quatre de nos machines y sont déjà présentes dans des aciéries privées. Mais c'est un pays de négociateurs, que je ne recommanderais pas personnellement à l'export! Nos clients discutent beaucoup les prix et les temps de discussion sont souvent longs, comme fréquemment au Proche-Orient.»




«Israël? Il faut être carré»

Israël est surtout un pays d'exportateurs, notamment dans la haute technologie ou le gaz naturel. Avec actuellement une crise sociale assez prononcée, qui a des conséquences sur les décisions d'achat. «En Israël, il faut être très "carré", votre dossier ne doit comporter aucune zone d'ombre», poursuit Frédéric Malin. Surtout si l'on veut vendre ses machines Lidex entre un et deuxmillions d'euros. Pour produire ce modèle à valeur ajoutée technologique, la Copex a procédé à différents investissements, tant matériels qu'immatériels, pour une enveloppe globale de 600.000euros.




Moins de besoins électriques

Dotée d'un couvercle, la Lidex dispose d'une force de compactage doublée avec un quart de puissance électrique nécessaire en moins. Tout en affichant la même épaisseur de tôles. La recherche et développement pèse pour 3% du chiffre d'affaires chez Copex. Frédéric Malin regrette pourtant que ces investissements dans l'amélioration technologique de ses presses-cisailles ne soient pas payés en retour. «Je suis effaré devant l'attitude de certains clients qui refusent de payer le prix légitime de l'innovation», constate le P-dg. Car les investissements consentis en R&D doivent bien être répercutés un moment ou un autre sur le prix final. «Il n'y a pas de pérennité de l'entreprise sans marges correctes», poursuit Frédéric Malin. «Auparavant, j'avais 15% de prix de revient en moins par rapport aux Allemands. Désormais, je n'ai plus cet avantage compétitif.»




Trois millions de dollars

Mais la Copex, qui s'est déjà taillé une solide réputation en Chine, en Australie, en Russie ou au Sultanat d'Oman avec une récente affaire à trois millions de dollars, n'exclut pourtant pas aujourd'hui de vendre une de ses machines en Allemagne. Empiettant sur les plate-bandes de l'un de ses trois concurrents d'Outre-Rhin.

Copex



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Caudan) P-dg: Frédéric Malin Effectif: 94 personnes Chiffre d'affaires 2010: 12,4millions d'euros Tél.: 02 97 76 26 44.

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