Après des années d'expansion, Cooperl Arc Atlantique entend marquer une pause pour structurer ses outils d'abattage et de valorisation de ses cochons. « Nous finissons avec un résultat net de 6 millions d'euros en 2012, précise Guy Dartois, président de la coopérative qui laissera sa place courant juillet à Patrick Drillet. Mais que représente cette performance au regard de nos deux milliards d'euros de chiffres d'affaires. » Consolidation et structuration sont désormais les maîtres mots du directeur Emmanuel Commault. « Si le processus de fusion avec Arca arrive à son terme, nous avons encore du travail sur les outils de salaison Brocéliande, dont nous venons de relancer la marque en GMS, ou sur les circuits de commercialisation en boucheries de proximité portés par Défi Viandes ou Aurélien. » Prudent, Cooperl annonce toutefois un plan d'investissement de 50 millions d'euros en 2013, contre 40 millions d'euros l'an passé. « Nous allons surtout travailler sur la modernisation et l'automatisation de nos 15 sites industriels afin de gagner des points de rentabilité et mieux nous défendre face à la concurrence. »
3,6 millions d'euros pour le site Kerguelen à Lamballe
Côté valorisation, la coopérative finalise la restructuration des abattoirs Kerguelen à Lamballe, rachetés au groupe Bigard. Un outil qui sera réorienté vers une activité de salaisons et de plats préparés traiteurs pour un investissement de 3,6 millions d'euros. Le leader français du cochon entend également renforcer ses positions à l'export, Chine notamment. Lors du dernier Sial organisé à Shanghai, Cooperl a ainsi signé, via la filiale de génétique porcine Nucleus, un accord commercial et économique de fourniture, avec la société Chuying, de 1.000 truies destinées à améliorer la qualité de la viande porcine chinoise.
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Le leader français du cochon souhaite consolider et structurer les différentes acquisitions et développements réalisés depuis 2008.