Après les révélations du Télégramme du 15 février sur une escroquerie présumée concernant 1.500 tonnes de viande de porcs commercialisée, Cooperl Arc Atlantique conteste formellement ces allégations et justifie la procédure en cours. Le leader français du cochon confirme qu'une enquête judiciaire est en cours sur les méthodes d'analyse de la présence de salmonelles dans certains des produits avant novembre 2012. « Une perquisition a eu lieu dans nos locaux à cette époque, faisant apparaître une probable mauvaise interprétation de notre part de la réglementation en vigueur. Il faut rappeler que celle-ci a fait l'objet de plusieurs notes de service de la Direction Générale de l'Alimentation du Ministère de l'agriculture au cours des dernières années visant à clarifier et préciser les modalités de mise en oeuvre des règles européennes. »
La coop collabore Pour le géant du porc, dirigé par Emmanuel Commault et présidé par Patrice Drillet, éleveur à Goudelin, l'enquête suit son cours, « et nous apportons à la brigade de gendarmerie qui en est chargée notre pleine collaboration ». « Immédiatement après le contrôle de novembre 2012, nous avons amélioré nos protocoles d'analyse sur la salmonelle et nous sommes en parfaite conformité avec les exigences réglementaires de qualité et de sécurité sanitaire. À ce titre, Cooperl a toujours effectué des contrôles d'un niveau d'exigence supérieur à celui imposé par la loi. Nous réalisions notamment des contrôles de présence de salmonelle sur nos produits tous les jours (alors que la réglementation ne l'exige qu'une fois par semaine), avec deux méthodes complémentaires : la méthode réglementaire en vigueur en France et une seconde, d'une sensibilité supérieure, reconnue au niveau européen, et sur des échantillons plus nombreux qu'exigés par la loi. »
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