Coopénoix : « L'avenir de la noix, c'est le cerneau ! »
# Industrie # Investissement

Coopénoix : « L'avenir de la noix, c'est le cerneau ! »

Agroalimentaire. La coopérative agricole Coopénoix investit et relocalise des pays de l'Est une partie de la transformation de la noix de Grenoble.

Les investissements sont conséquents, mais les perspectives sont alléchantes. Coopénoix, coopérative agricole productrice de près de 9.000 tonnes annuelles de noix de Grenoble, qui bénéficie d'une AOC depuis 1938 et d'une AOP depuis 1996, regroupe 500 producteurs. Ils ont acquis il y a deux ans un process de cassage et d'énoisage, qui permet de séparer la coquille des cerneaux de noix, pour un investissement de 200.000 €. Sur la récolte 2013, cet outil a permis de traiter près de 400 tonnes de produit. « C'était effectué auparavant en Moldavie, explique Pierre Gallin-Martel, président de Coopénoix. Le bilan carbone n'était pas terrible et nous avions des problèmes de logistique et de main-d'oeuvre. » Pour compléter cette activité, l'entreprise a décidé d'investir également 300.000 € dans une machine de tri optique, l'achat étant programmé pour 2015. « La noix en coque est un marché porteur, admet Pierre Gallin-Martel. Mais de plus en plus de consommation se fait sous forme de cerneaux, notamment par les industriels et pâtissiers. Si avec la mécanisation nous devenons compétitifs face à la Pologne, la Roumanie, la Turquie ou la Moldavie, alors l'avenir de la noix, c'est le cerneau ! Certes, le cerneau n'entre pas dans l'AOC, mais nous y réfléchissons. » Pour abriter les deux machines, d'énoisage et de tri optique, la coopérative a besoin de 2.000 m² supplémentaires. « Nous disposons actuellement de 7.000 m² sur le site de notre siège à Vinay (38). Nous envisageons les différentes possibilités, soit une extension, soit l'achat d'un bâtiment. Nous prévoyons 1,5 M€ d'investissement immobilier. » Ces divers investissements sont rendus possibles par la bonne santé de la coopérative, qui enregistre en 2013 un résultat net de 800.000 €.




Création d'emplois

La mécanisation des tâches permettrait, selon le président, de traiter un plus grand volume de noix et donc de générer près de cinq emplois d'ici trois à cinq ans. « Nous espérons ainsi intéresser davantage le secteur industriel en proposant à la fois toujours du haut de gamme manuel mais aussi du standard, mécanisé, comme le font les pays de l'Est. Nous pourrons aussi mieux valoriser nos noix de petits calibres. » La noix coque est vendue en moyenne 3,6 € le kilo, contre 12 € le kilo pour le cerneau.

Coopénoix



(Vinay) Pdt : Pierre Gallin-Martel 20 personnes à l'année CA 2013 : 32 M€ www.coopenoix.com

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